MUNICIPALES EN FRANCE :L’exploit des Franco-Maliens dans les urnes

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Bally Bagayoko, Yahaya Soukouna, Bassi Konaté et Demba Traoré dirigent désormais les conseils municipaux de Saint-Denis, de Fleury-Mérogis, de Sarcelles et de le Blanc-Mesnil. La particularité de ces nouveaux édiles : ils sont Français d’origine malienne. Malgré les campagnes de dénigrement, ils ont été brillamment élus. Ces victoires électorales  « honorent la communauté malienne de France, l’ensemble du peuple et illustrent le dynamisme et l’intégration réussie de nombreux Maliens en France », a souligné l’ancien Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, dans un message de félicitations.

Maires élus au 1er tour et toujours en lice issus de la diaspora africaine

Et de rappeler, « l’élection de ces quatre est une belle contribution au raffermissement des liens d’amitié et de fraternité entre les peuples maliens et français. Cette consécration fait naître la fierté chez les Maliens de l’intérieur et de la diaspora. Elle démontre que le travail acharné, la détermination et l’engagement citoyen portent toujours leurs fruits. Leur élection rehausse davantage l’image du Malien en France et partout dans le monde ».

Gageons que Bally Bagayoko, Yahaya Soukouna, Bassi Konaté et Demba Traoré ne vont rien ménager pour relever les défis liés à leur élection afin de servir de « levain à la consolidation de l’amitié et de la fraternité entre les peuples malien et français, au-delà, toute la diaspora malienne à travers le monde ». Nous faisons un zoom sur Bally Bagayoko qui dirige désormais la plus grande ville d’Île-de-France après Paris. Candidat de « La France insoumise » (LFI), et soutenu par le Parti communiste, il a été élu le 15 mars 2026 maire de Saint-Denis au premier tour avec 50,77 % des voix. Une victoire historique pour des observateurs !

La Rédaction

ECHOS DE LA DIASPORA

ELU MAIRE DE SAINT-DENIS

Bally Bagayoko veut matérialiser la rupture par des actions réellement citoyennes

Candidat de  « La France insoumise » (LFI), et soutenu par le Parti communiste, Bally Bagayoko a été élu le 15 mars 2026 maire de Saint-Denis au premier tour avec 50,77 % des voix. Une victoire historique pour des observateurs !

 Bally Bagayoko, candidat LFI-PCF de 52 ans, élu maire de Saint-Denis au premier tour, avec 50,9 % des suffrages

« Le 15 mars, nous pouvons gagner et nous allons gagner ! » ! Une conviction martelée par Bally Bagayoko lors d’un meeting animé avec Jean-Luc Mélenchon. Et le temps lui a donné raison car il a remporté une victoire éclatante lors des élections municipales de 2026 dans la ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Avec environ 50,8 % des suffrages, selon les premières estimations communiquées par son entourage… La France insoumise (LFI) a donc remporté la mise face à quatre listes de gauche et d’extrême gauche. Deuxième au classement, le maire socialiste sortant Matthieu Hanotin n’a recueilli que 32,7 % des sondages.

La France insoumise va ainsi diriger la plus grande ville d’Île-de-France après Paris. Une victoire symbolique qui a suscité un élan d’enthousiasme massif, après six ans d’un mandat socialiste sévèrement jugé et sanctionné par les électeurs. La mobilisation des jeunes et des quartiers populaires, selon des observateurs, a fait la différence. Cette victoire nette dès le premier tour « marque un tournant politique dans cette commune populaire de la banlieue nord de Paris ».

« Ce n’est pas la victoire de Bally Bagayoko, c’est la victoire d’une alliance », a déclaré le candidat victorieux devant un parterre de militants et de soutiens dans une ambiance survoltée. « Je suis un enfant de Saint-Denis, en responsabilité dans cette ville depuis beaucoup plus longtemps que Laurent Russier, qui a été un des collaborateurs du groupe auquel j’appartenais quand j’étais vice-président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis », avait-il défendu pendant la campagne lorsque des confrères lui ont demandé ce qui le distingue du maire sortant. À noter qu’il était l’adjoint en charge des sports, des grands évènements, de l’emploi, de la formation et de l’insertion au sein de l’équipe municipale sortante.

Bally Bagayoko en visite de terrain, devant l’Espace jeunesse Delaunay

« Je suis attristé, par exemple, de ne pas avoir pu créer une société publique locale de soutien au sport de haut niveau. Elle aurait permis, sur le modèle d’un fonds de dotation, aux grandes entreprises de participer davantage à la solidarité et aux politiques publiques locales, ce qu’elles ne font pas assez, me semble-t-il », avai- il ajouté en détaillant quelques projets qu’il n’a pas su faire adopter par la majorité sortante.

« Saint-Denis (une ville de 150 nationalités) représente tout ce que l’extrême droite déteste… Nous sommes pour une société pour tous, nous ne serons jamais du côté de ceux qui voudront diviser Saint-Denis », a assuré M. Bagayoko. Pour lui, « cette victoire montre que le chemin de la rupture dans les villes populaires comme Saint-Denis et Pierrefitte (aujourd’hui partie intégrante de Saint-Denis) est le chemin qu’il faut pour l’ensemble des territoires populaires ».

« En m’élisant Maire de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, vous avez fait le choix d’un changement de cap pour nos deux villes », a assuré ce nouvel édile, élégant, longiligne et diplômé de géopolitique. Et de poursuivre, « par votre mobilisation sans précédent, notamment celle de notre jeunesse, vous avez construit les conditions pour la mise en place d’une politique locale respectueuse de la démocratie, à la hauteur de la crise sociale et écologique et résolument à votre service. Cette victoire est aussi un message de la part des agents de la ville qui demandent écoute et amélioration des conditions de travail ».

Une élection qui suscite joie, optimisme et espoir

L’élu a promis que « la nouvelle équipe a désormais pour mission de mettre en œuvre le programme de rupture sur la base duquel elle a été élue : celui d’une ville qui protège, qui émancipe et qui prend soin de chacun. Notre action ne se fera pas sans les citoyens ». La nouvelle équipe municipale compte sur la « mobilisation entière » des populations tout au long de ces prochaines années de mandat pour mettre en place la bifurcation qu’ils ont choisie par votre vote. « Depuis que je suis née, j’ai toujours vu Bally comme un grand frère, un modèle », a salué une militante de 37 ans, le sourire sur les lèvres. « Les gens, dans les banlieues et les quartiers populaires, en ont marre des candidats qui ne comprennent rien à nos galères et à notre quotidien », a souligné un jeune électeur.

Bally Bagayoko nouveau maire LFI La France Insoumise de Saint-Denis (dr)

« Félicitations à Bally Bagayoko pour sa victoire éclatante dès le premier tour à la mairie de Saint-Denis. Ce résultat sans appel est bien plus qu’une simple victoire électorale, c’est l’expression claire d’un peuple qui a choisi le courage, l’engagement et la détermination », a déclaré une militante « Insoumise ». Et d’ajouter, « les habitants de Saint-Denis ont parlé, ils ont choisi la confiance, l’action et une nouvelle énergie pour leur ville. Remporter une élection dès le premier tour est un signal politique fort : celui d’une mobilisation massive et d’un projet qui rassemble. Que cette victoire soit le début d’un nouveau souffle pour Saint-Denis, une ville forte, digne et tournée vers l’avenir. Quand la conviction rencontre le peuple, la victoire devient inévitable ».

Joueur et entraîneur de basket-ball, Bally Bagayoko est né le 31 juillet 1973 à Levallois-Perret. Il est issu d’une famille nombreuse d’origine malienne et a grandi à Saint-Denis. Il est titulaire d’une maîtrise de Sciences et Techniques de la connaissance des banlieues et d’une formation en géopolitique à l’Université Paris 8.

Aujourd’hui cadre à la RATP (Régie autonome des transports parisiens), marié et père de quatre enfants, cet « Insoumis » est d’abord connu à Saint-Denis pour son engagement sportif. En effet, il est un passionné de basket-ball qui a joué à un niveau départemental, puis régional et enfin semi-professionnel. Il a par la suite obtenu un diplôme d’État d’entraîneur de basket-ball et s’est engagé auprès du club Saint-Denis Union Sport.

Son engagement politique débute en 2001 lorsqu’il est approché par le maire communiste (Parti communiste français/PCF) de Saint-Denis (Patrick Braouezec) pour intégrer l’équipe municipale. Élu, il devient maire-adjoint, puis conseiller général du canton de Saint-Denis Nord-Est après les élections départementales de 2008. Il rejoint le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon en  2012 et poursuit cet engagement en devenant animateur du groupe d’action local de La France Insoumise à Saint-Denis.

Cette élection comme maire marque un tournant décisif dans la jeune carrière politique de Bally Bagayoko qui peut légitimement nourrir de grandes ambitions.

Moussa Bolly

diasporaction.com

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