Les garde-côtes mauritaniens ont mené deux importantes opérations de sauvetage au large des côtes du pays, permettant de secourir 216 migrants. Toutefois, plus de 120 personnes demeurent portées disparues après le naufrage de l’une des embarcations, selon des informations communiquées par les autorités maritimes.
Une première embarcation interceptée avec 179 migrants à bord
La première opération, menée samedi, a permis de porter assistance à une embarcation partie du Sénégal et transportant 179 migrants en route vers les îles Canaries.
Le groupe était composé de 168 Sénégalais, quatre Gambiens, cinq Ghanéens et deux Maliens, parmi lesquels figuraient quatre femmes et huit enfants. Les migrants nécessitant une prise en charge médicale ont été transférés vers un hôpital de Nouadhibou, dans le nord-ouest de la Mauritanie.
Un naufrage dramatique après plusieurs semaines en mer
La seconde opération s’est révélée beaucoup plus tragique. Après deux jours de recherches lancées à la suite de messages d’alerte transmis par des réseaux de pêche artisanale, un patrouilleur des garde-côtes a retrouvé une embarcation en détresse dans les eaux mauritaniennes.
Les secours ont réussi à sauver 37 personnes et à repêcher le corps d’une victime avant que le bateau ne sombre.
D’après les témoignages des survivants, l’embarcation avait quitté Banjul, en Gambie, avec environ 160 migrants à bord, également à destination des îles Canaries.
Au cours de la traversée, le bateau est tombé en panne et a dérivé pendant près de 25 jours en pleine mer. Les passagers ont dû survivre dans des conditions extrêmement difficiles après l’épuisement des réserves de carburant, d’eau potable et de nourriture.
Les recherches toujours en cours
Selon les garde-côtes mauritaniens, les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver les personnes toujours portées disparues.
Ce nouveau drame rappelle les risques considérables auxquels s’exposent les migrants empruntant la route maritime de l’Atlantique vers les îles Canaries, l’une des voies migratoires les plus dangereuses entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.
rédaction
diasporaction.com

