En déplacement à Kidal, le chef d’état-major général des Armées a rendu hommage aux soldats engagés dans la reprise de la ville et réaffirmé la volonté des Forces armées maliennes (FAMa) de poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble des secteurs où des groupes armés sont encore présents.
Moins d’une semaine après le renforcement du dispositif sécuritaire à Kidal, le chef d’état-major général des Armées, le général de division Jean Élisé Dao, s’est rendu dans la région samedi et dimanche derniers. Accompagné de plusieurs responsables militaires, il a effectué une visite de terrain destinée à évaluer la situation sécuritaire et à encourager les unités mobilisées dans le cadre de l’offensive Norolan/Cram Cram, conduite au titre de l’opération Dougoukoloko.
Au cours de cette visite, le haut responsable militaire a salué l’engagement des commandants des groupements tactiques interarmes (GTIA) et de leurs hommes. Il leur a également transmis les félicitations et le soutien des autorités de la Transition.
« Je suis là aujourd’hui pour rendre hommage à nos vaillants combattants, ces hommes qui ont combattu pendant de longues semaines pour venir libérer Kidal », a déclaré le général Jean Élisé Dao. Il a souligné être venu exprimer la reconnaissance de la nation malienne et transmettre le soutien du président de la Transition, du gouvernement et de la hiérarchie militaire.
Une offensive préparée en plusieurs étapes
Revenant sur les opérations ayant conduit au renforcement de la présence militaire à Kidal, le chef d’état-major a expliqué que leur préparation avait débuté bien avant le lancement de l’offensive.
Évoquant le départ des FAMa de la ville, le 26 avril 2026, il a affirmé que l’armée malienne n’avait jamais abandonné l’objectif d’y rétablir sa présence. Selon ses explications, les forces armées ont d’abord cherché à réduire les capacités opérationnelles des groupes armés, notamment en ciblant leurs moyens logistiques et leurs équipements.
« Une guerre ne se prépare pas le jour où on l’ouvre, le jour où on fait le premier coup de feu », a-t-il rappelé, insistant sur l’importance de la planification et de la préparation dans la conduite des opérations militaires.
Cette phase préparatoire aurait précédé une progression des forces maliennes vers Anéfis, puis Kidal. Selon le général Jean Élisé Dao, le retrait de certains groupes armés leur aurait permis d’éviter un affrontement direct avec les unités engagées. Il a toutefois indiqué que les opérations de recherche se poursuivaient contre les éléments encore présents dans la zone.
« Nous n’allons pas nous arrêter à Kidal »
Pour le chef d’état-major général des Armées, la reprise de Kidal constitue une étape dans la campagne militaire en cours, et non son aboutissement. Il a exhorté les commandants des GTIA et leurs hommes à maintenir leurs efforts, tout en saluant le soutien apporté par les partenaires locaux et stratégiques, notamment Africa Corps.
Le responsable militaire a également estimé que la planification des opérations avait contribué à limiter les pertes dans les rangs des FAMa. Il a par ailleurs évoqué les patrouilles effectuées dans les rues de Kidal, à bord de véhicules militaires ou à moto, qu’il présente comme un élément rassurant pour les habitants.
« Nous n’allons pas nous arrêter à Kidal. Kidal, c’est juste une étape », a-t-il insisté.
Le général Jean Élisé Dao a ainsi annoncé la poursuite des opérations dans les autres secteurs du territoire où des groupes armés restent actifs. Il a notamment cité Anéfis, affirmant que les actions militaires menées dans cette zone avaient contribué à affaiblir les capacités de l’adversaire.
Des accusations d’exactions contre les populations
Dans son intervention, le chef d’état-major général des Armées a également formulé de graves accusations à l’encontre des groupes armés ayant occupé Kidal. Il leur a imputé des violences sexuelles, des pillages et des meurtres visant des habitants.
Il a par ailleurs dénoncé la présence présumée de combattants étrangers aux côtés de ces groupes, qu’il accuse d’avoir participé à des exactions contre les populations civiles. Qualifiant les faits allégués de particulièrement graves, il a évoqué des crimes de guerre.
Ces accusations, formulées par le responsable militaire, n’ont pas été accompagnées dans le texte communiqué d’éléments de vérification indépendants.
Les FAMa maintiennent leur objectif de sécurisation
Au terme de sa visite, le général Jean Élisé Dao a réaffirmé la détermination du commandement militaire à poursuivre les opérations contre les groupes armés et à renforcer la sécurisation des différentes zones du pays.
La reprise de Kidal marque ainsi, selon les autorités militaires, une nouvelle étape dans leur stratégie opérationnelle. La poursuite des actions sur le terrain devra désormais s’accompagner d’efforts continus pour consolider la présence des forces armées et améliorer les conditions de sécurité des populations.
rédaction
diasporaction.com

