Réunis le samedi 10 octobre à Montreuil, en région parisienne, des membres de la diaspora malienne ont échangé autour de Point Diaspora, une initiative qui ambitionne de réorienter une partie des transferts de fonds vers des activités économiques génératrices d’emplois et de revenus durables au Mali.
Porté par Cheick Sall, entrepreneur et promoteur du logiciel Point Diaspora, le projet mise sur la mobilisation collective des ressources de la diaspora pour stimuler le développement économique local, notamment dans les villages. L’objectif est de dépasser le soutien financier aux familles pour faire des transferts d’argent un véritable levier de création de richesses.
La démarche repose sur une organisation collective des activités économiques, un partage des responsabilités et une redistribution des revenus entre les différents acteurs impliqués. Pour sa première phase de déploiement, Point Diaspora cible Yélimané, dans la région de Kayes, ainsi que les localités environnantes.
Plusieurs filières ont été identifiées, notamment la production d’huile, la fabrication de savon et la production d’aliments destinés au bétail et à la volaille. Ces activités doivent contribuer à dynamiser l’économie locale, à favoriser la création d’emplois et à renforcer les capacités productives des communautés bénéficiaires.
À travers cette initiative, Cheick Sall entend promouvoir l’autodéveloppement des communautés et leur permettre de renforcer progressivement leur autonomie financière. Il porte cette ambition sous le concept de « Miracle de Yélimané », avec l’objectif d’obtenir des résultats tangibles en six mois, grâce à l’organisation, à la technologie et à l’implication de la diaspora.
Le projet s’inscrit dans un contexte où les transferts de fonds des Maliens établis à l’étranger représentent une ressource essentielle pour de nombreuses familles. Avec Point Diaspora, l’ambition est d’en orienter une partie vers des investissements productifs capables de générer des revenus réguliers et de soutenir durablement le développement des territoires.
Le défi sera désormais de transformer cette ambition en résultats concrets, à travers une gestion transparente des ressources, une organisation efficace des activités et un suivi rigoureux des retombées économiques pour les communautés concernées.
rédaction
diasporaction.com

