Crise au Soudan : Riyad et l’Union africaine plaident pour une solution durable et la préservation de l’État

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L’Arabie saoudite et la Commission de l’Union africaine (UA) ont appelé, lundi, à une issue « durable » à la crise au Soudan, insistant sur la nécessité de protéger les institutions de l’État et de préserver son unité.

Cet appel a été formulé à l’issue d’une rencontre à Addis-Abeba entre le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, et le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed bin Abdulkarim El-Khereiji, selon un communiqué officiel.

Les discussions ont porté sur le renforcement du partenariat entre les deux parties, la promotion de la paix et de la sécurité, ainsi que le développement durable en Afrique. La situation en Libye, en Somalie et au Soudan a également été examinée.

Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé la position de l’Union africaine en faveur de l’indépendance, de la souveraineté et de l’unité du Soudan, rejetant toute tentative d’établir des autorités parallèles en dehors du cadre constitutionnel. Il a souligné que la protection des institutions demeure essentielle pour préserver la cohésion nationale et ouvrir la voie à une transition vers un gouvernement civil démocratiquement élu, conformément aux résolutions de l’UA.

Le responsable africain a par ailleurs exhorté les acteurs soudanais à éviter toute initiative unilatérale susceptible d’aggraver les divisions, saluant l’engagement continu de Riyad en faveur des efforts de paix sur le continent.

De son côté, Waleed bin Abdulkarim El-Khereiji a exprimé la « profonde préoccupation » de son pays face à la dégradation de la situation humanitaire et sécuritaire au Soudan, ainsi qu’à ses répercussions sur la stabilité régionale. Il a réitéré l’engagement de l’Arabie saoudite à soutenir les initiatives internationales et régionales coordonnées en vue d’un règlement durable.

Depuis plusieurs mois, les États-Unis et l’Arabie saoudite pilotent, dans le cadre du Quartette international — auquel participent également l’Égypte et les Émirats arabes unis — des efforts visant à instaurer une trêve humanitaire au Soudan. En septembre 2025, ce groupe a proposé un plan prévoyant une trêve de trois mois, suivie d’un cessez-le-feu définitif et d’une transition inclusive de neuf mois devant conduire à la mise en place d’un gouvernement civil indépendant.

Depuis avril 2023, les Forces de soutien rapide (FSR) affrontent l’armée soudanaise dans un conflit lié notamment à leur intégration au sein des forces régulières. Les combats ont provoqué une grave crise humanitaire, marquée par des dizaines de milliers de morts, une famine touchant de larges régions et le déplacement de près de 13 millions de personnes.

rédaction

diasporaction.com

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