Acharnement contre le ministre de l’Éducation nationale : une guerre politique par procuration ?

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Alors que le ministre de l’Éducation nationale s’emploie à prendre pleinement en main son département, à travers des visites de terrain, des échanges directs avec les acteurs de l’école à la base et la recherche de solutions durables aux problèmes structurels du système éducatif, le Secrétaire général du Syndicat national de l’Éducation et de la Culture (SNEC) a choisi d’ouvrir un front contre le gouvernement, ciblant particulièrement le ministre Amadou Sy Savané.

Moustapha Guitteye accuse publiquement le ministre de méconnaître les réalités maliennes, au motif qu’il aurait passé une grande partie de sa vie au Gabon. Une sortie qui interroge, tant par sa brutalité que par son opportunité.

Rien ne permet, en effet, d’expliquer ce soudain acharnement syndical, sinon une quête de visibilité, au point de jeter l’opprobre sur les Maliens de la diaspora, présentés implicitement comme des citoyens de seconde zone. Cette attaque survient pourtant dans un contexte où aucun dysfonctionnement majeur n’a été signalé dans le déroulement de l’année scolaire, alors même que l’ensemble des acteurs du secteur s’emploient au respect du calendrier des examens de fin d’année, récemment rendu public.

Avec le recul, de nombreux observateurs estiment que ces prises de position relèvent davantage de manœuvres politiques que de revendications syndicales légitimes. Selon eux, Moustapha Guitteye chercherait à instrumentaliser sa fonction de Secrétaire général du SNEC pour fragiliser la dynamique de la Transition. D’autant que l’intéressé est présenté comme un proche assumé de l’opposant en exil Oumar Mariko, avec lequel il entretiendrait des liens étroits et connus.

Dans cette logique, le SG du SNEC apparaîtrait comme un acteur d’un combat politique par procuration, multipliant depuis plusieurs jours les interventions médiatiques pour dénigrer le ministre de l’Éducation nationale. En s’attaquant à des responsables clés du secteur à travers des contre-vérités, il croit atteindre le régime, tout en adoptant un discours qui frôle la stigmatisation des Maliens ayant servi l’État hors du pays.

Une posture qui soulève une question fondamentale : en quoi ce type de discours relève-t-il de la mission d’un responsable syndical ?

Nous y reviendrons.

rédaction

diasporaction.com

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