Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) accueille, depuis le mardi 3 novembre 2026, un atelier de formation consacré au Partenariat public-privé (PPP) et à l’appropriation des documents standards. Organisée sur trois jours, cette rencontre réunit des représentants des secteurs public et privé ainsi que des acteurs de la société civile du District de Bamako.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du directeur de cabinet du Premier ministre, Mahamadoun Touré. À cette occasion, il a rappelé la détermination du Mali à renforcer sa souveraineté économique. Dans cette dynamique, le gouvernement a fait du partenariat public-privé un levier stratégique pour combler le déficit d’infrastructures structurantes et améliorer leur qualité ainsi que leur durabilité, en mobilisant les ressources financières et l’expertise du secteur privé.
Le pays reste confronté à d’importants besoins en infrastructures et en services essentiels, notamment dans les secteurs de l’accès à l’eau potable, de l’énergie, des transports, de l’assainissement, de l’agriculture, de la santé et de l’éducation. Pour Mahamadoun Touré, le PPP représente ainsi un mécanisme pertinent pour attirer les investissements privés et permettre à l’État de poursuivre la réalisation de projets répondant aux attentes des populations.
Un dispositif juridique et institutionnel déjà établi
Le directeur de cabinet du Premier ministre a également rappelé que le Mali s’est doté, depuis 2016, d’un cadre juridique régissant les partenariats public-privé, à travers la loi n°2016-061 du 31 décembre 2016. Ce dispositif a été renforcé par deux décrets adoptés le 9 février 2017, portant respectivement sur les modalités d’application de la loi et la création de l’Unité de partenariat public-privé (UPPP).
Toutefois, l’existence d’un cadre réglementaire ne garantit pas, à elle seule, la réussite des projets PPP. Celle-ci repose notamment sur une identification pertinente des projets, des études préalables approfondies, une évaluation de leur faisabilité technique, économique et financière, ainsi qu’une répartition judicieuse des risques. À cela s’ajoutent la transparence des procédures de sélection et un suivi rigoureux de l’exécution des contrats.
Quatre documents standards au cœur de la formation
Dans son intervention, le coordinateur de l’UPPP, Issa Hassimi Diallo, a présenté les quatre principaux outils qui constituent le socle de cette session de formation. Ces documents ont été validés à l’issue d’un atelier national organisé du 13 au 17 avril 2026 au Centre international de conférences de Bamako, avant d’être approuvés par le Premier ministre à travers la décision n°2026-0065/PRIM-CAB du 11 mai 2026.
Il s’agit notamment du Guide méthodologique des PPP au Mali, des documents types de consultation et des rapports d’évaluation, du clausier type des contrats PPP, destiné à faciliter leur rédaction et leur négociation, ainsi que du modèle financier des projets PPP, conçu pour simuler et apprécier leur viabilité économique et financière.
Durant les trois jours de travaux, les participants seront amenés à approfondir leur connaissance du cadre juridique et institutionnel des PPP, à maîtriser les outils méthodologiques disponibles et à mieux comprendre les différentes étapes de préparation et de passation des contrats.
Les échanges porteront également sur les mécanismes de financement, les modalités de partage des risques entre les parties et les dispositifs de suivi de l’exécution des contrats.
À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer les compétences des différents acteurs et favoriser une meilleure appropriation des instruments nécessaires à la mise en œuvre efficace des projets de partenariat public-privé au Mali.
rédaction
diasporaction.com

