Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile annonce des mesures face à l’arrivée massive de ressortissants de différentes nationalités à la frontière entre le Mali et la Guinée. Dans un communiqué n°2026-05 publié le 3 novembre 2026 et signé par le Colonel sapeur-pompier Issa Raoul Dana Dabo, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) fait état d’un important mouvement de personnes en provenance du territoire guinéen et se dirigeant vers le District de Bamako.
Selon le CECOGEC, cet afflux serait directement lié aux opérations engagées par les autorités guinéennes pour mettre un terme aux activités d’orpaillage clandestin et illégal dans leur pays. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de renforcement de la lutte contre l’exploitation aurifère illicite dans plusieurs États de la sous-région, avec pour objectif de préserver l’environnement, notamment la végétation et la faune, contre les dégradations causées par ces activités.
Face à l’ampleur de la situation, une réunion d’urgence a été organisée sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile. À l’issue de cette rencontre, les autorités maliennes ont décidé d’activer leur mécanisme de gestion des crises afin de faire face à cet afflux.
Le gouvernement assure que toutes les dispositions nécessaires sont en cours pour garantir aux personnes concernées un accueil dans des conditions appropriées. Un dispositif est également prévu pour organiser leur prise en charge et faciliter leur acheminement vers leurs pays d’origine respectifs.
Dans son communiqué, le CECOGEC appelle les populations au calme, à la sérénité et au sens du civisme. Il invite également les citoyens à collaborer pleinement avec les Forces armées et de sécurité afin de faciliter la gestion de cette situation.
Le Centre souligne par ailleurs que les autorités restent pleinement mobilisées pour apporter l’assistance nécessaire aux personnes concernées et leur témoigner la solidarité de la Nation face aux difficultés qu’elles traversent.
Enfin, les autorités maliennes insistent sur la nécessité d’éviter toute forme de stigmatisation à l’égard des personnes arrivant sur le territoire national. Elles privilégient une approche fondée sur la solidarité, l’assistance et la gestion humanitaire de cette situation.
rédaction
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