En session ordinaire le vendredi 17 juillet 2026 au Palais présidentiel de Koulouba, le Conseil des ministres a examiné plusieurs dossiers majeurs concernant la gouvernance, le développement économique et les investissements publics.
Sous la conduite du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, les membres du Gouvernement ont porté une attention particulière aux projets susceptibles de renforcer les capacités du pays dans des secteurs jugés stratégiques pour son développement.
Parmi les textes adoptés figurent deux accords de prêt négociés avec la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), illustrant la poursuite de la coopération entre l’institution financière régionale et la République du Mali.
Selon les informations analysées par Bamada.net, ces investissements concernent deux domaines essentiels : l’énergie et l’éducation, considérés comme des piliers du développement durable et de la souveraineté nationale.
Une centrale solaire de 50 MW pour renforcer l’indépendance énergétique
Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, le Conseil des ministres a adopté les projets de texte relatifs à la ratification de l’accord de prêt signé à Ouagadougou le 3 juillet 2026 entre le Gouvernement du Mali et la BOAD.
Cet accord porte sur le financement partiel du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 mégawatt-crêtes (MWc), accompagnée d’une capacité de stockage de 25 mégawatts/50 mégawatt-heures, à Tietiguila, dans la région de Koulikoro.
Pour soutenir ce projet, la BOAD met à la disposition de l’État malien un prêt de 44 milliards 368 millions de francs CFA.
Ce futur complexe énergétique constitue l’un des projets les plus importants engagés ces dernières années dans le domaine des énergies renouvelables au Mali.
Un projet stratégique pour améliorer l’accès à l’électricité
L’augmentation de la production électrique demeure un défi majeur pour le Mali, confronté à une demande énergétique en constante progression.
La réalisation de cette centrale photovoltaïque devrait permettre :
- d’améliorer la couverture nationale en électricité ;
- de renforcer la stabilité du réseau grâce au système de stockage d’énergie ;
- d’accroître la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique national ;
- de réduire progressivement la dépendance aux combustibles fossiles ;
- de soutenir le développement économique des zones concernées.
Pour les autorités de la Transition, le développement de l’énergie solaire représente un levier stratégique afin de sécuriser l’approvisionnement électrique du pays tout en valorisant les importantes ressources solaires dont dispose le Mali.
Les spécialistes estiment que l’intégration de systèmes de stockage constitue également une évolution importante, permettant de mieux gérer la production d’électricité même après le coucher du soleil ou durant les périodes de faible ensoleillement.
Plus de 48 milliards de FCFA pour moderniser les infrastructures scolaires
Le Conseil des ministres a également adopté les projets de texte relatifs à un second accord de prêt signé le 3 juillet 2026 à Ouagadougou entre le Gouvernement du Mali et la BOAD.
Cette fois-ci, le financement concerne le Projet de renforcement des infrastructures scolaires dans différents ordres d’enseignement – Phase 1.
Le montant du prêt s’élève à 48 milliards de francs CFA.
Ce vaste programme vise à répondre aux besoins croissants du système éducatif malien en matière d’infrastructures, d’équipements et de modernisation des établissements.
Améliorer l’accès et la qualité de l’enseignement
Selon les objectifs présentés au Conseil des ministres, ce projet contribuera notamment à :
- construire de nouvelles infrastructures scolaires ;
- rénover des établissements existants ;
- équiper les établissements d’enseignement secondaire ;
- améliorer les conditions d’apprentissage ;
- renforcer les capacités de l’enseignement à distance ;
- développer l’enseignement des sciences de l’ingénieur dans les établissements d’enseignement supérieur.
L’ambition affichée est de favoriser un meilleur accès à une éducation de qualité tout en préparant davantage les jeunes aux métiers techniques et scientifiques, considérés comme essentiels pour accompagner le développement industriel et technologique du pays.
L’éducation, un levier majeur du développement national
Les investissements annoncés interviennent dans un contexte où les besoins en infrastructures éducatives demeurent importants.
L’amélioration des établissements scolaires constitue un facteur déterminant pour :
- réduire les inégalités d’accès à l’éducation ;
- améliorer les performances scolaires ;
- offrir un environnement d’apprentissage plus adapté ;
- renforcer la formation des ressources humaines indispensables au développement économique.
Le volet consacré à l’enseignement des sciences de l’ingénieur traduit également la volonté de préparer les futures générations aux exigences des secteurs industriels, énergétiques et numériques.
Une coopération renforcée avec la BOAD
À travers ces deux nouveaux accords, la Banque Ouest Africaine de Développement confirme son accompagnement des projets structurants portés par le Mali.
Les financements accordés témoignent de la poursuite des relations entre l’institution régionale et les autorités maliennes dans plusieurs secteurs prioritaires.
L’énergie et l’éducation figurent parmi les domaines les plus déterminants pour soutenir une croissance durable, améliorer les services publics et renforcer les capacités nationales.
Des investissements au service du développement
Au total, les deux accords représentent un engagement financier de 92 milliards 368 millions de francs CFA.
Pour les autorités de la Transition, ces investissements devront produire des effets concrets sur les conditions de vie des populations, notamment à travers un meilleur accès à l’électricité et des infrastructures éducatives modernisées.
La future centrale solaire de Tietiguila devrait contribuer à renforcer la production nationale d’énergie propre, tandis que le programme de modernisation des écoles et établissements d’enseignement participera à la formation des ressources humaines nécessaires au développement du Mali.
À travers ces décisions adoptées lors du Conseil des ministres du 17 juillet 2026, le Gouvernement poursuit la mise en œuvre de projets structurants visant à consolider les infrastructures nationales et à soutenir les secteurs jugés prioritaires pour l’avenir du pays.
La rédaction continuera de suivre l’évolution de ces deux projets majeurs, depuis les étapes de ratification jusqu’à leur mise en œuvre effective, afin d’informer ses lecteurs sur les retombées attendues pour les populations maliennes et sur l’avancement des investissements engagés par les autorités de la Transition.
rédaction
diasporaction.com

