Le Mali renforce sa présence sur la scène continentale de la gouvernance. Le président de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), Dr Modibo Sacko, a été élu à la tête de l’Association des Autorités Anti-corruption d’Afrique (AAACA) pour un mandat de trois ans.
Cette élection est intervenue à l’issue de la 8ᵉ Assemblée générale de l’organisation, tenue du 16 au 18 juin 2026 à Nairobi, au Kenya. La nouvelle a été officiellement annoncée par le Conseil des ministres dans son communiqué du vendredi 3 juillet 2026.
Pour l’OCLEI, cette désignation témoigne de la confiance accordée par les institutions africaines de lutte contre la corruption au Mali. Elle constitue également une reconnaissance des efforts engagés par les autorités maliennes en faveur de la bonne gouvernance, de la transparence et de la lutte contre la corruption ainsi que contre l’enrichissement illicite.
Un mandat placé sous le signe de l’action
À la présidence de l’AAACA, Dr Modibo Sacko ambitionne de conduire un mandat axé sur l’efficacité, la coopération et l’obtention de résultats concrets. Son programme repose sur cinq priorités majeures.
La première consiste à renforcer les capacités techniques et opérationnelles des institutions africaines chargées de la lutte contre la corruption. Il entend également favoriser le partage d’expériences et des meilleures pratiques entre les autorités membres afin d’améliorer la coopération à l’échelle du continent.
Le nouveau président souhaite aussi moderniser les dispositifs de prévention et de répression en misant sur la digitalisation et l’utilisation des nouvelles technologies. Une autre priorité portera sur la promotion d’une véritable culture de l’intégrité, en associant davantage les institutions publiques, la jeunesse, les médias, le secteur privé et les organisations de la société civile.
Enfin, Dr Modibo Sacko entend consolider les partenariats stratégiques entre les autorités africaines de lutte contre la corruption ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux, dans le but de construire une réponse continentale plus coordonnée face à ce fléau.
Dans sa déclaration, le président de l’OCLEI s’est engagé à exercer son mandat « dans un esprit d’écoute, de concertation et de solidarité », avec l’ambition de faire de l’AAACA une organisation plus dynamique, plus influente et davantage tournée vers des résultats concrets au service de l’intégrité publique, de la transparence et du développement durable en Afrique.
rédaction
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