À l’occasion de la 11ᵉ édition du festival « Nuit des griots », du 4 au 10 avril 2026 à Marseille (France), l’association « Âme Dambé » a initié une journée placée sous le signe de la transmission et du dialogue artistique. Ainsi, Binkiss Sangaré et Lilou W’art, ont proposé une expérience singulière autour d’une même danse, abordée à travers deux styles, deux sensibilités et deux parcours artistiques distincts.
Explorer une même danse à travers des interprétations différentes, afin de révéler la richesse, la profondeur de leurs cultures ! Tel était le concept de la journée proposée par l’association « Âme Dambé » à l’occasion de la 11ᵉ édition du festival « Nuit des griots », du 4 au 10 avril 2026 à Marseille (France). Un concept qui repose donc sur « une approche comparative et complémentaire ».

L’édition 2026 de « Nuit des griots » a été marquée le 4 avril par une journée dédiée à la danse avec Binkiss Sangaré et Lilou W’art
Ce fut donc pour les participants « une opportunité rare d’enrichir sa pratique et d’affiner son regard sur la danse traditionnelle ». Au programme, il y a eu un atelier de danse pour favoriser « une immersion dans l’univers artistique propre à chaque intervenant ». Quant au « Temps de palabre et danse partagée », ce fut un moment d’échange privilégié durant lequel les artistes ont partagé leurs parcours, leur vision et l’histoire culturelle de cette danse. Ce temps de parole a été suivi d’un moment de convivialité et de danse collective, afin de mettre en commun l’énergie et les apprentissages de la journée. Ce moment s’inscrivait pleinement dans l’esprit de « Nuit des griots », durant laquelle « les corps, les voix et les récits se rencontrent pour faire vivre les cultures africaines dans toute leur richesse, leur diversité et leur vitalité ».
Binkiss Sangaré n’est pas un inconnu à ce festival. En effet, en 2025, ce n’est pas moins de 500 Marseillais qui ont eu la chance de participer au « Bal de Bamako » participatif qu’il a orchestré pour le show de clôture de la 10ᵉ édition de l’événement. Surnommé « Pâ », Binkiss est considéré par les critiques comme l’un des plus grands danseurs maliens de sa génération.
Formé auprès des grands maîtres de danses traditionnelles du Mali, il est aussi un grand danseur du « Ballet du District » de Bamako. De Kayes à Kita en passant par la région du Wassoulou, c’est toute la beauté des danses maliennes qui se retrouve dans ses mouvements. Il a posé ses valises en France, particulièrement à Marseille, en 2022. Pour des critiques, « sa danse est aérienne, créative tout en étant ancrée dans les pas traditionnels ». Danser avec Binkiss, disent-ils, c’est aussi se « nourrir de sa singularité dans la danse et admirer sa légèreté ».

Binkiss Sangaré en démonstration
Quant à Lilou W’art, il a grandi à Kaolack (Sénégal) au sein d’une famille de griots et d’artistes, au sein de laquelle il a été initié très tôt au sabar et aux danses traditionnelles. Formé auprès de « Mbosse Dance Compagnie » et de « l’École des Sables », il développe une pratique nourrie par la danse afro-contemporaine et les danses d’Afrique de l’Ouest et australe. Danseur interprète dans de nombreuses créations et festivals internationaux, Lilou W’art a ensuite fondé sa compagnie, « W’art Dance Africa », au sein de laquelle il partage avec passion et enthousiasme les danses de son pays et son héritage culturel.
M. Bolly
diasporaction.com

