À la suite d’une plainte déposée par l’ASCOMA et de l’ouverture d’une enquête par la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), l’opérateur Orange Mali a annoncé la fin de la durée de validité des crédits et bonus d’appel. Une avancée notable pour les consommateurs maliens.
Un vent de réforme souffle ainsi sur le secteur des télécommunications au Mali. Dans un communiqué officiel (N°02) publié le 3 avril 2026, la DGCC a fait état d’un progrès significatif concernant la gestion des crédits de communication, un sujet de mécontentement récurrent chez les usagers.
À l’origine : une plainte de l’ASCOMA
L’affaire trouve son origine dans une saisine de l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA), qui dénonçait une pratique jugée abusive : la disparition des crédits et bonus d’appel à l’expiration de leur période de validité. Jugée recevable au regard de la législation sur la protection des consommateurs, cette plainte a conduit à l’ouverture rapide d’une enquête, sur instruction du Ministre de l’Industrie et du Commerce, afin de faire la lumière sur ces pratiques et défendre les droits des citoyens.
Orange Mali anticipe les conclusions
Face à la pression de l’enquête, Orange Mali SA n’a pas tardé à réagir. Avant même les conclusions finales, l’opérateur a annoncé avoir pris les mesures nécessaires pour supprimer la limitation de validité de ses crédits et bonus. Désormais, les abonnés ne devraient plus perdre leurs recharges en raison d’une échéance imposée.
Vers une généralisation de la mesure
La DGCC, dirigée par Zédion Dembélé, entend aller plus loin. Tout en saluant cette décision, elle a invité les autres opérateurs présents sur le marché malien à adopter la même démarche.
« Le Ministère de l’Industrie et du Commerce veille à la protection et à la défense des droits des consommateurs dans tous les secteurs économiques », a rappelé l’institution, soulignant que cette initiative s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités pour un marché plus équitable.
Cette évolution marque un tournant dans la régulation des services numériques au Mali. Reste à savoir si les autres opérateurs suivront cet exemple, sous peine de s’exposer à la vigilance accrue des autorités et des organisations de défense des consommateurs, désormais pleinement mobilisées.
rédaction
diasporaction.com

