SIERBA 2027 : Abdoulaye Kaya veut connecter les investisseurs aux opportunités énergétiques de l’Afrique de l’Ouest

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« Notre ambition est que le SIERBA soit un point de connexion entre les investisseurs internationaux et les opportunités de l’Afrique de l’Ouest. »

À Kigali, au Rwanda, Abdoulaye Kaya, commissaire général du Salon international des énergies renouvelables et des bioénergies d’Afrique (SIERBA), a porté la voix de l’expertise africaine sur les enjeux énergétiques du continent.

Invité comme panéliste à la 6ᵉ édition de l’Energy Week, organisée du 7 au 11 septembre 2026, il a présenté les potentialités du secteur des énergies renouvelables et des bioénergies en Afrique, tout en dévoilant les ambitions de la première édition du SIERBA, prévue à Conakry, en Guinée, en mars 2027.

Cette rencontre de Kigali a également permis de jeter un pont entre deux espaces économiques du continent. Les organisateurs ont notamment salué le rôle d’Abdoulaye Kaya comme trait d’union entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est.

Pour le commissaire général, le SIERBA ne doit pas être un simple rendez-vous d’exposition, mais une véritable plateforme africaine d’affaires, d’investissement, d’innovation et de coopération.

« Aucun pays africain ne réussira seul sa transition énergétique »

Prenant la parole à Kigali, Abdoulaye Kaya a d’abord salué le modèle rwandais, qu’il présente comme une illustration de la capacité du continent à transformer ses ambitions en résultats.

« Ubumwe ni imbaraga » — l’union fait la force — a-t-il rappelé, soulignant que la transition énergétique africaine ne pourra être menée par les États séparément.

Selon lui, l’enjeu est désormais de rapprocher les différents acteurs : gouvernements, secteur privé, investisseurs, institutions financières, entreprises technologiques et porteurs de projets.

« Aucun pays africain ne réussira seul sa transition énergétique. Aucun investisseur ne transformera seul une opportunité en projet », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, le SIERBA entend créer des passerelles entre les besoins du continent et les capacités de financement, d’innovation et d’expertise disponibles en Afrique et à l’international.

Le SIERBA, bien plus qu’un salon

La première édition du SIERBA se tiendra à Conakry en mars 2027, avec l’autorisation officielle des autorités guinéennes et en collaboration avec celles-ci.

Mais Abdoulaye Kaya insiste sur la vocation particulière de l’événement.

« Le SIERBA ne veut pas être simplement un salon. Nous voulons construire une plateforme africaine d’affaires, d’investissement, d’innovation et de coopération », affirme-t-il.

L’objectif est de créer un espace où les différents acteurs peuvent passer rapidement de la rencontre à la concrétisation des projets.

Un gouvernement pourra ainsi présenter ses projets à des investisseurs, une entreprise technologique rechercher des partenaires locaux, tandis que les banques pourront identifier des projets suffisamment structurés pour entrer dans un processus de financement.

Pourquoi la Guinée ?

Le choix de la Guinée comme pays hôte n’est pas le fruit du hasard, selon le commissaire général.

« Le choix de la Guinée n’est pas un choix de circonstance. C’est un choix stratégique », souligne-t-il.

Le pays dispose notamment d’un important potentiel hydroélectrique et occupe une position stratégique dans la dynamique énergétique de l’Afrique de l’Ouest.

Hydroélectricité, solaire, stockage de l’énergie, réseaux électriques, bioénergies et électrification figurent parmi les secteurs identifiés.

Mais les opportunités dépassent largement le seul domaine énergétique. Elles concernent également les mines et leur transformation locale, les infrastructures, l’agriculture et l’agro-industrie, l’eau et l’assainissement, la valorisation des déchets, les transports, la logistique et le développement industriel.

Pour Abdoulaye Kaya, la Guinée peut ainsi constituer un véritable laboratoire pour le développement des énergies renouvelables et des bioénergies.

« Nous ne vous invitons pas au SIERBA simplement pour venir découvrir des opportunités. Nous voulons vous aider à transformer ces opportunités en projets », insiste-t-il.

De l’opportunité à l’investissement

L’une des ambitions affichées du SIERBA consiste précisément à réduire la distance entre l’intérêt d’un investisseur et la réalisation concrète d’un projet.

Cela passe notamment par l’identification des projets correspondant aux critères des investisseurs, la facilitation des rencontres avec les autorités compétentes, les partenaires locaux et les porteurs de projets, mais aussi par un accompagnement dans le suivi des échanges.

« Notre ambition est que le SIERBA soit un point de connexion entre les investisseurs internationaux et les opportunités de l’Afrique de l’Ouest », affirme Abdoulaye Kaya.

L’Afrique de l’Ouest, un marché à fort potentiel

Pour le commissaire général, l’Afrique de l’Ouest ne doit pas être considérée uniquement comme une région en quête de financements.

Elle représente également un vaste espace de marchés, de ressources et d’opportunités d’investissement.

Les besoins sont considérables dans la production d’énergie, le solaire, le stockage, l’hydroélectricité, les mini-réseaux, l’électrification des zones rurales, ainsi que dans la modernisation des réseaux de transport et de distribution.

À cela s’ajoutent la biomasse, le biogaz, le biométhane, les biocarburants et la valorisation énergétique des déchets.

Mais l’ambition du SIERBA va au-delà de l’importation d’équipements.

« Nous voulons des joint-ventures. Nous voulons du transfert de technologies. Nous voulons de la formation. Nous voulons favoriser la fabrication et l’assemblage local lorsque les conditions économiques le permettent », a-t-il déclaré.

L’objectif est donc de faire émerger des partenariats durables capables de créer de la valeur localement et de contribuer à l’industrialisation du continent.

La confiance, clé de l’investissement

Pour Abdoulaye Kaya, le principal défi reste toutefois celui de la confiance.

« Nous pouvons avoir les meilleures ressources naturelles. Nous pouvons présenter des centaines de projets. Nous pouvons organiser les plus grandes conférences. Si l’investisseur n’a pas confiance, il n’investira pas », a-t-il prévenu.

Cette confiance repose, selon lui, sur la transparence, la stabilité des règles, la qualité des projets et, surtout, sur la capacité à simplifier le parcours de l’investisseur.

Le SIERBA entend ainsi jouer un rôle de facilitateur, sans se substituer aux États, aux administrations, aux banques ou aux procédures réglementaires.

Préparer les rencontres, faciliter les échanges entre investisseurs et gouvernements, rapprocher les porteurs de projets des partenaires appropriés et assurer le suivi des discussions : telle est la mission que le commissaire général entend donner à cette nouvelle plateforme.

« Notre responsabilité ne doit pas s’arrêter lorsque les lumières du Salon s’éteignent », rappelle-t-il.

De Kigali à Conakry, le pari d’une plateforme panafricaine

En conclusion de son intervention, Abdoulaye Kaya a lancé un appel aux investisseurs et partenaires présents à Kigali.

L’ambition est claire : faire du SIERBA un espace où les rencontres débouchent sur des partenariats, les partenariats sur des investissements et les investissements sur des projets structurants pour le continent.

« Transformons les rencontres en confiance. La confiance en partenariats. Les partenariats en investissements. Et les investissements en énergie, infrastructures, industries et emplois pour notre continent », a-t-il lancé.

Avec le SIERBA, Abdoulaye Kaya veut ainsi inscrire Conakry au cœur d’une nouvelle dynamique de coopération énergétique et économique entre l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est et les investisseurs internationaux.

Rendez-vous est donc pris à Conakry en mars 2027 pour la première édition du Salon international des énergies renouvelables et des bioénergies d’Afrique.

rédaction

diasporaction.com

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