Lors d’une conférence de presse tenue à Bamako, l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, a accusé la France et l’Ukraine d’avoir participé à la préparation des attaques coordonnées du 25 avril 2026. Cette offensive, qui a visé plusieurs localités stratégiques du pays, a notamment coûté la vie au ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara. Le diplomate russe a également défendu l’engagement de l’Africa Corps aux côtés des Forces armées maliennes (FAMa).
Selon Igor Gromyko, les attaques du 25 avril auraient été préparées avec la participation de Paris et de Kiev. « Il est de notoriété publique que les attentats terroristes sanglants du 25 avril 2026, au cours desquels le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Sadio Camara, a trouvé la mort, ont été préparés avec la participation de la France et de l’Ukraine », a-t-il déclaré.
L’ambassadeur a estimé que la France chercherait à retrouver son influence au Mali, tandis que l’Ukraine aurait étendu sa confrontation avec la Russie au territoire malien. Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de tensions diplomatiques et de rivalités géopolitiques croissantes au Sahel. Ces accusations ont été formulées par le représentant russe et ne constituent pas, à elles seules, une preuve de l’implication des deux pays.
L’Africa Corps, pilier de la coopération sécuritaire entre Bamako et Moscou
Sur le plan militaire, Igor Gromyko a souligné le rôle de l’Africa Corps dans l’appui apporté aux FAMa dans la lutte contre les groupes armés. Cette structure russe s’inscrit dans la continuité du dispositif de coopération militaire entre Moscou et Bamako après le groupe Wagner.
Le diplomate a notamment évoqué les opérations menées dans la région de Kidal, où les forces maliennes et leurs partenaires russes poursuivent leurs actions contre les groupes armés. Il a ainsi réaffirmé le soutien de Moscou aux autorités maliennes dans leurs efforts pour renforcer la sécurité et rétablir le contrôle de l’État sur l’ensemble du territoire.
Le 25 avril 2026, des attaques coordonnées ont frappé plusieurs positions militaires et sites stratégiques, notamment à Bamako, Kati, Gao, Sévaré et Kidal. L’offensive a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et menée, selon les informations rapportées, en coordination avec le Front de libération de l’Azawad (FLA). La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, a constitué l’une des conséquences majeures de ces événements.
Moscou veut consolider son partenariat avec le Mali
La conférence de presse a également permis à l’ambassadeur russe d’aborder les relations entre Moscou et Bamako dans plusieurs domaines stratégiques. Outre la coopération sécuritaire, les échanges portent notamment sur la diplomatie, l’éducation et les investissements.
Dans un contexte où les autorités maliennes placent la souveraineté nationale et la reconquête territoriale au cœur de leurs priorités, la Russie entend consolider sa présence et approfondir ses relations avec le Mali ainsi qu’avec les autres pays africains.
Cette rencontre illustre ainsi la volonté de Moscou de maintenir son influence au Sahel et de renforcer ses partenariats avec les États de la région, alors que les enjeux sécuritaires et les recompositions géopolitiques continuent de façonner les relations internationales en Afrique.
rédaction
diasporaction.com

