L’Université de Tombouctou pour la Paix propose la création d’un corridor ferroviaire reliant Tombouctou à Taoudenni, puis à Bordj Badji Mokhtar, en Algérie. Portée par son président, Mohamed Ibrahim Yattara, cette initiative vise à renforcer la coopération bilatérale et à faire des infrastructures un levier de paix, de réconciliation et de développement dans l’espace saharo-sahélien.
Dans une correspondance datée du 13 octobre 2026 et adressée au Premier ministre algérien, le président de l’Université de Tombouctou pour la Paix sollicite l’accompagnement des autorités algériennes pour examiner la faisabilité de ce projet.
L’ambition est de faciliter les échanges commerciaux, d’améliorer le transport des marchandises et des voyageurs, de stimuler les investissements et de favoriser la création d’emplois, notamment au profit des jeunes.
Le projet prévoit également une réflexion conjointe sur les tracés possibles, les coûts d’investissement, les contraintes environnementales et les conditions de sécurité. Sa concrétisation resterait toutefois conditionnée aux études techniques et économiques ainsi qu’à l’accord des deux États.
Au-delà de sa dimension infrastructurelle, cette initiative entend contribuer au rapprochement des populations frontalières et au renforcement de la coopération entre le Mali et l’Algérie.
Elle s’inscrit également dans la vision de développement portée par le projet TIMBUKTU AI CITY 2040, qui ambitionne de promouvoir l’innovation, la formation, la recherche et les activités économiques à Tombouctou.
Pour Mohamed Ibrahim Yattara, le développement des infrastructures peut participer à la consolidation de la paix lorsqu’il répond aux besoins des populations et s’accompagne de politiques inclusives.
À ce stade, il s’agit d’une proposition soumise à l’examen des autorités compétentes, et non d’un projet ferroviaire officiellement approuvé. Sa réalisation nécessiterait des études approfondies et une coopération institutionnelle entre les deux pays.
« Nous préférons la paix à l’or » : cette formule résume l’ambition défendue par l’Université de Tombouctou pour la Paix, qui souhaite faire du chemin de fer un instrument de rapprochement entre les peuples et de développement durable.
rédaction
Diasporaction.com

