Les autorités guinéennes poursuivent leur politique de réforme de l’administration publique. Dans le cadre de l’assainissement du fichier des agents de l’État, le gouvernement a procédé à la radiation de 5 125 fonctionnaires, principalement pour abandon de poste ou pour dépassement de la durée réglementaire de mise en disponibilité.
Selon plusieurs arrêtés signés le 18 juin par le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, 4 906 agents ont été radiés pour abandon de poste, tandis que 219 autres ont été sanctionnés pour avoir prolongé leur mise en disponibilité au-delà de la limite légale fixée à cinq ans.
Cette opération s’inscrit dans le vaste chantier de modernisation de la fonction publique engagé par les autorités guinéennes afin de fiabiliser le fichier des agents de l’État, maîtriser la masse salariale et renforcer la gestion des ressources humaines de l’administration.
Le premier arrêté porte sur la radiation de 3 061 fonctionnaires pour abandon de poste. Les agents concernés appartiennent à plusieurs institutions et départements ministériels, notamment la Présidence de la République ainsi que les ministères des Affaires étrangères, de l’Éducation, de la Santé, de la Justice, de la Sécurité, de l’Environnement et du Tourisme.
Le ministère précise que les fonctionnaires concernés avaient préalablement fait l’objet d’une suspension conservatoire de leurs droits durant une période de trois mois. N’ayant pas repris leurs fonctions à l’issue de ce délai, ils ont été définitivement radiés de la fonction publique. Toutefois, conformément à la réglementation en vigueur, ils conservent leurs droits à pension.
Ces décisions s’appuient sur les dispositions de la loi de 2018 portant organisation de l’administration publique ainsi que sur le Statut général des agents de l’État adopté en 2019. Elles traduisent la volonté des autorités guinéennes de rationaliser les effectifs, de renforcer la discipline administrative et de poursuivre la modernisation de la fonction publique.
rédaction
diasporaction.com

