L’Afrique du Sud affirme avoir été écartée du sommet du G7 prévu en France, évoquant des pressions exercées par les États-Unis. Selon le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya, l’invitation initialement adressée au président Cyril Ramaphosa aurait été retirée par France sous contrainte.
Dans une déclaration à l’AFP, il a indiqué que cette décision ferait suite à des pressions continues de États-Unis, qui auraient même menacé de boycotter le sommet si Pretoria y participait.
Les relations entre Washington et Pretoria se sont tendues depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump. Ce dernier accuse notamment l’Afrique du Sud de persécuter les fermiers blancs et critique sa démarche judiciaire contre Israël devant la Cour internationale de Justice, liée au conflit à Gaza.
Par ailleurs, Donald Trump avait déjà boycotté le sommet du G20 organisé à Johannesburg en novembre, et les États-Unis, qui assurent cette année la présidence tournante du groupe, ont depuis écarté l’Afrique du Sud de certaines activités. Pourtant, rappelle Pretoria, c’est le président français Emmanuel Macron qui avait personnellement invité Cyril Ramaphosa à prendre part au G7 en marge du G20.
Malgré cette décision, la présidence sud-africaine a tenu à rassurer sur l’état des relations bilatérales avec la France, affirmant que cet épisode « n’affectera pas la solidité ni la proximité » des liens entre les deux pays.
Pretoria souligne également sa volonté de maintenir un dialogue constructif avec Washington, estimant que les relations diplomatiques entre les deux nations dépassent les cycles politiques et perdureront au-delà du mandat actuel de l’administration américaine.
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