Espagne réagit aux menaces commerciales de Donald Trump et invoque le droit international

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Le gouvernement espagnol a répondu mardi à la menace du président américain de « couper tout commerce » avec l’Espagne, en affirmant que toute remise en cause des relations économiques bilatérales devait s’inscrire dans le respect du droit international et des accords en vigueur.

Selon la chaîne publique RTVE, citant un communiqué officiel, l’exécutif espagnol a précisé que si États-Unis souhaitent revoir le cadre commercial existant, cela devra se faire « dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, du droit international et des accords bilatéraux entre l’Union européenne et les États-Unis ».

Donald Trump avait qualifié l’Espagne d’allié « terrible », lui reprochant une coopération jugée insuffisante concernant les bases militaires américaines, sur fond d’escalade des tensions au Moyen-Orient.

Madrid défend son engagement au sein de l’OTAN

Le gouvernement espagnol a rejeté ces accusations, rappelant que l’Espagne est « un membre clé » de l’OTAN, respectant pleinement ses engagements et contribuant activement à la défense territoriale européenne.

Madrid a également mis en avant son statut de grande puissance exportatrice au sein de l’Union européenne et de partenaire commercial fiable avec 195 pays, dont les États-Unis, avec lesquels elle entretient une relation qualifiée d’« historique et mutuellement bénéfique ».

Les autorités espagnoles ont assuré disposer des moyens nécessaires pour limiter d’éventuelles répercussions économiques, soutenir les secteurs concernés et diversifier les chaînes d’approvisionnement si nécessaire.

L’exécutif a enfin réaffirmé que sa ligne directrice demeure la promotion du libre-échange et de la coopération économique internationale, fondées sur le respect mutuel et le respect du droit international.

Contexte de tensions au Moyen-Orient

Ces échanges interviennent dans un climat de forte tension après les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui auraient fait près de 800 morts, dont le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

Téhéran a répliqué par des attaques de drones et de missiles visant Israël ainsi que certains pays du Golfe abritant des installations américaines.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a pour sa part indiqué que l’Alliance n’était pas impliquée dans ce conflit.

Le gouvernement espagnol a également précisé que les États-Unis n’ont ni utilisé ni prévu d’utiliser les bases militaires situées en Espagne pour mener des opérations contre l’Iran.

redaction

diaspo

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