« Aucun pays ne peut bâtir une économie compétitive, résiliente et inclusive sans investir dans les compétences de son peuple. » C’est le message défendu par Mme Oumou Sall Seck lors de la Conférence internationale sur l’enseignement technique et professionnel, organisée à Tianjin, en République populaire de Chine, avec la participation de représentants de 44 pays.
Prenant la parole lors de la table ronde ministérielle, la cheffe de la délégation malienne a exprimé, au nom du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, et du peuple malien, sa reconnaissance à la Chine ainsi qu’aux organisateurs de cette rencontre internationale.
Dans son intervention, Mme Oumou Sall Seck a mis l’accent sur l’importance stratégique de la formation professionnelle dans le développement économique et social. Elle a notamment rappelé que le Mali compte 22,4 millions d’habitants, dont 47,2 % ont moins de 15 ans. Une réalité démographique qui représente, selon elle, à la fois une richesse considérable et un défi majeur pour le pays.
La responsable malienne a également souligné la cohérence entre les orientations nationales de développement et les engagements internationaux. Elle a cité la Vision Mali 2063 ainsi que la Stratégie pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, qu’elle a présentées comme étant en adéquation avec l’Accord de Pékin.
À Tianjin, le Mali a par ailleurs réaffirmé son soutien à la République populaire de Chine et son adhésion au cadre mondial de normes consacré par le Consensus de Tianjin. La délégation malienne entend également concrétiser cette coopération par la signature d’un mémorandum d’entente dans le domaine de l’enseignement professionnel.
Pour Mme Oumou Sall Seck, cet engagement doit contribuer à rapprocher les référentiels de formation des normes partagées à l’échelle internationale. L’objectif est de permettre aux jeunes Maliens d’acquérir des compétences reconnues, compatibles avec les exigences du marché du travail et valorisables au-delà des frontières nationales.
À travers cette participation, le Mali réaffirme ainsi sa volonté de faire de la formation technique et professionnelle un levier de qualification de la jeunesse, d’employabilité et de transformation économique, dans un contexte où le développement des compétences constitue un enjeu central pour la compétitivité des nations.
rédaction
diasporaction.com

