CNOP Mali : un “week-end bio” pour promouvoir une alimentation saine à Bamako

Date:

Share post:

L’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique s’affirment de plus en plus comme des alternatives durables pour assurer une alimentation saine, accessible et respectueuse de l’environnement. C’est dans cette optique que la Coordination nationale des organisations paysannes du Mali (CNOP) a tenu, du 18 au 19 avril, la 5e édition du « week-end bio », destinée à rapprocher les produits sains des consommateurs de la capitale.

Organisé au siège de la CNOP à Kalaban-Coura, l’événement s’est déroulé en partenariat avec l’Association malienne pour la solidarité et le développement, membre de la Plateforme nationale de l’agroécologie et de l’agriculture biologique. Il visait à valoriser les produits issus de pratiques durables tout en favorisant les échanges entre producteurs, consommateurs et partenaires. Au programme figuraient des expositions-ventes de produits locaux (fruits, légumes, produits transformés, intrants biologiques), des panels sur l’alimentation durable ainsi que des rencontres professionnelles autour des innovations du secteur.

Durant ces deux journées, un accent particulier a été mis sur le rôle des femmes et des jeunes, reconnus comme des piliers de la transition agroécologique. La présidente des productrices rurales, Mme Niakaté Goudo Kamissoko, a appelé à multiplier ce type d’initiatives. Elle a souligné que l’objectif est de mettre à la disposition des Maliens des produits sains afin de limiter les risques sanitaires liés à l’usage de produits chimiques dans l’agriculture.

Elle a également rappelé le rôle pionnier de la CNOP dans la promotion de l’agroécologie, notamment à travers la formation de nombreuses jeunes filles aux techniques de production durables. Pour sa part, le président de l’Association malienne pour la solidarité et le développement, Amidou Diawara, a mis en garde contre l’utilisation de pesticides et d’engrais interdits dans certaines chaînes de production agricole. Il a insisté sur la nécessité de préserver les ressources naturelles et d’améliorer les conditions de vie des producteurs et des consommateurs.

Représentant le directeur national de l’agriculture, Tiémoko Lafia Touré a, quant à lui, encouragé les producteurs à adopter davantage les pratiques agroécologiques, notamment l’utilisation d’engrais organiques, dans un contexte marqué par la hausse des coûts des intrants chimiques. Il a également rappelé les effets néfastes des pesticides sur la santé humaine et sur l’environnement, en particulier sur les écosystèmes essentiels à la pollinisation.

rédaction

diasporaction.com

Related articles

AES : le Burkina Faso renforce la coordination diplomatique et la mobilisation des compétences au Caire

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a placé sa visite au Caire sous le...

Coopération internationale : le Mali renoue avec les principes historiques du non-alignement

Souveraineté, autonomie stratégique et liberté de choix des partenaires : les principes affichés par les autorités maliennes de...

SIERBA 2027 : Abdoulaye Kaya veut connecter les investisseurs aux opportunités énergétiques de l’Afrique de l’Ouest

« Notre ambition est que le SIERBA soit un point de connexion entre les investisseurs internationaux et les...

CIP-UEMOA : le CNT ouvre la voie à une coopération parlementaire avec l’AES

En marge de la 40ᵉ session extraordinaire du Comité interparlementaire de l’UEMOA (CIP-UEMOA), qui se tient du 7...