La 16ᵉ édition de la Journée nationale de la courtoisie sur la route a été officiellement lancée hier, marquée par plusieurs activités, dont une démonstration des sapeurs-pompiers sur les gestes de premiers secours en cas d’accident, la projection de films de sensibilisation à la sécurité routière, ainsi que la remise d’exemplaires du nouveau Code de la route aux autorités traditionnelles et religieuses.
La cérémonie s’est tenue au siège de la délégation de l’Asecna, sous la présidence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Elle a enregistré la présence du directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), Ousmane Maïga, ainsi que du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Kaboré Patrick C. W. Ouamanegba. Placée sous le thème « Autorités et légitimités traditionnelles, acteurs majeurs de la sécurité routière », cette édition prévoit également la formation de 200 participants, issus notamment des chefs de quartier, des communicateurs traditionnels, des acteurs religieux et de la société civile. Les activités se poursuivront dans les capitales régionales.
Face à la recrudescence des accidents de la route, souvent liée à des comportements à risque, cette journée est organisée chaque mois de mars depuis 2011 par l’Anaser. La ministre a souligné la montée inquiétante de l’agressivité sur la voie publique, qu’elle soit verbale ou physique, rappelant que la route doit rester un espace de civisme et de respect mutuel. Elle a notamment dénoncé plusieurs formes d’incivilité, telles que les injures, les coups de klaxon abusifs, les comportements déplacés, les stationnements anarchiques ou encore le refus d’obtempérer aux injonctions des forces de l’ordre.
Pour Mme Dembélé Madina Sissoko, cette dégradation des comportements appelle une prise de conscience collective et un retour aux valeurs fondamentales à travers l’éducation civique et morale. Elle a également mis en avant les efforts constants de l’Anaser, en collaboration avec la police, la gendarmerie et les autres acteurs du secteur, pour renforcer les campagnes de sensibilisation et améliorer la cohabitation entre usagers de la route.
Insistant sur le rôle clé des autorités traditionnelles et religieuses, la ministre a rappelé leur influence dans la préservation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Leur implication dans la sensibilisation au respect du Code de la route est ainsi jugée essentielle pour faire évoluer les comportements.
De son côté, le représentant de l’OMS a souligné que la sécurité routière constitue un enjeu majeur de santé publique, en raison du nombre élevé de traumatismes et de décès liés aux accidents. Il a salué l’engagement des autorités maliennes face à ce défi. Selon lui, la région africaine enregistre plus de 250 000 décès par an dus aux accidents de la circulation, une tendance en hausse contrairement au reste du monde où la mortalité routière est en recul.
En conclusion, les autorités ont invité l’ensemble des usagers à adopter des comportements responsables et courtois sur la route, rappelant que la sécurité routière est une responsabilité partagée.
rédaction
diasporaction.com

