Les attaques simultanées menées le 4 juillet contre plusieurs localités maliennes n’ont pas entamé la détermination des autorités de la Transition ni celle de la Confédération des États du Sahel (AES). Si ces offensives semblaient viser à perturber la présentation du bilan des cinq années de Transition conduite par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, ou à ternir les célébrations du deuxième anniversaire de la Confédération, elles n’ont pas atteint leurs objectifs.
Deux jours plus tard, le 6 juillet, l’AES célébrait son deuxième anniversaire dans un contexte marqué par la résilience de ses États membres. Sur le terrain, les Forces armées maliennes (FAMa) ont contenu les attaques terroristes sur plusieurs fronts, notamment à Kénioroba, Konna, Gao, Anéfis et Tÿ, démontrant leur capacité à faire face aux offensives des groupes armés terroristes.
À cette occasion, le Président en exercice de la Confédération, le Capitaine Ibrahim Traoré, a réaffirmé la volonté des États membres de poursuivre la construction d’un espace souverain fondé sur une défense commune, la transformation locale des ressources naturelles, l’intégration économique, le développement énergétique et la libre circulation des personnes.
Depuis plus d’une décennie, les groupes armés terroristes opérant dans le Sahel bénéficient, selon de nombreuses analyses, de réseaux de soutien complexes impliquant divers acteurs étatiques et non étatiques. Les moyens logistiques et militaires dont ils disposent alimentent régulièrement les interrogations sur leurs sources de financement et leurs appuis extérieurs.
Dès 2020, la chercheuse Beatriz Mesa, maîtresse de conférences à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, décrivait le Sahel comme un espace où s’entremêlent idéologies extrémistes, trafics criminels et rivalités géopolitiques. Six ans plus tard, cette réalité demeure, mais elle se heurte désormais à une nouvelle dynamique régionale portée par l’Alliance des États du Sahel devenue Confédération.
Selon plusieurs observateurs, cette nouvelle architecture sécuritaire repose sur une montée en puissance des armées des pays membres. Le chroniqueur universitaire Dr Ahamadou Touré évoque ainsi un « mur infranchissable de professionnalisme » érigé par les forces de défense de la Confédération.
Depuis 2022, les FAMa ont considérablement renforcé leurs capacités opérationnelles. Cette montée en puissance, soutenue par les institutions nationales et la coopération entre les États de l’AES, s’est traduite par une amélioration notable des performances sur le terrain et une capacité accrue à répondre aux attaques terroristes.
Les événements du 25 avril, puis ceux du 4 juillet, illustrent cette évolution. Malgré des offensives coordonnées, les groupes armés terroristes ont été repoussés dans plusieurs zones d’opération grâce à l’engagement des forces maliennes et de leurs partenaires.
Les autorités maliennes rappellent toutefois que la lutte contre le terrorisme demeure un combat de longue haleine. Le Président Assimi Goïta a, à plusieurs reprises, souligné que cette guerre exige de la persévérance, de la cohésion nationale et un engagement constant de l’ensemble des citoyens.
À l’entame de la troisième année de la Confédération des États du Sahel, les dirigeants misent sur une solidarité renforcée entre les peuples, une coopération militaire accrue, des projets de développement communs et une diplomatie concertée. Leur ambition est de faire de l’AES un espace de stabilité, de prospérité et de souveraineté, dans l’esprit des idéaux portés par les fondateurs des indépendances africaines et de l’Organisation de l’unité africaine en 1963.
rédaction
diasporaction.com

