La diaspora malienne s’impose plus que jamais comme un levier stratégique du développement national. Avec un potentiel économique estimé à 1 800 milliards de FCFA, les Maliens établis à l’étranger occupent une place centrale dans la stratégie de la Transition visant à mobiliser les ressources nationales au service de la croissance et de l’investissement.
Lors de la présentation du bilan quinquennal de son département, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a mis en avant le poids économique de la diaspora, dont les transferts financiers représentent l’une des principales sources de devises du pays.
Au-delà des envois de fonds destinés au soutien des familles, les autorités entendent désormais orienter une partie de cette capacité financière vers des investissements productifs. L’objectif est de faire de la diaspora un partenaire privilégié dans le financement des secteurs porteurs tels que l’agriculture, l’industrie, les infrastructures, les nouvelles technologies et les services.
Pour le gouvernement de la Transition, cette dynamique s’inscrit dans une vision de souveraineté économique fondée sur la mobilisation des ressources internes et l’implication des compétences maliennes de l’extérieur dans les grands projets de développement.
Le ministère travaille ainsi à la mise en place de mécanismes destinés à faciliter les investissements de la diaspora, à améliorer l’environnement des affaires et à renforcer les liens entre les entrepreneurs maliens de l’étranger et les acteurs économiques nationaux.
Avec un potentiel financier évalué à 1 800 milliards de FCFA, la diaspora apparaît désormais comme un acteur incontournable du développement économique du Mali. Pour les autorités, le défi consiste à transformer cette manne financière en investissements durables, créateurs d’emplois et de valeur ajoutée, afin d’accompagner les ambitions de refondation économique du pays.
rédaction
diasporaction.com

