L’ancien président libérien et ex-international, George Weah, a vivement critiqué la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football d’annuler le sacre du Sénégal à la CAN 2025 au profit du Maroc. Il appelle le Tribunal arbitral du sport à « agir avec fermeté » afin d’éviter que ce qu’il qualifie de « parodie de justice » ne soit entériné.
Dans un communiqué, le seul Africain à avoir remporté le Ballon d’Or France Football estime que cette décision va à l’encontre des lois fondamentales du football. Il rappelle que l’arbitre reste l’autorité suprême sur le terrain et que, dès lors que le match est allé à son terme, le résultat doit être considéré comme définitif.
Selon lui, malgré les incidents liés au retrait temporaire des joueurs sénégalais, la rencontre ayant été menée à son terme, aucune instance ne devrait revenir sur la décision arbitrale. « Le football se joue sur le terrain, pas après le coup de sifflet final », insiste-t-il.
George Weah dénonce également l’absence de fondement sportif pour justifier l’annulation du résultat initial. Il met en garde contre un précédent dangereux où les instances dirigeantes pourraient remettre en cause des décisions arbitrales, qu’il s’agisse de penalties, de hors-jeu ou d’exclusions.
Pour l’ancien triple Ballon d’Or africain, une telle orientation porterait un grave préjudice à la crédibilité du football africain et contribuerait à ternir davantage son image.
Il appelle ainsi le Tribunal arbitral du sport et les instances compétentes à intervenir rapidement pour garantir le respect des règles du jeu.
À la suite de cette décision, le Sénégal a officiellement saisi le TAS.
Le 17 mars 2026, la Commission d’appel de la Confédération africaine de football a donné raison à la Fédération royale marocaine de football, qui contestait les incidents survenus lors de la finale de la CAN disputée le 18 janvier 2026 à Rabat.
Lors de cette rencontre, la sélection sénégalaise avait quitté la pelouse pendant une quinzaine de minutes pour protester contre un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, avant de revenir terminer le match.
Revenant sur la décision initiale du Conseil de discipline, la commission d’appel a estimé que le Sénégal avait enfreint le règlement en quittant le terrain. En conséquence, l’équipe a été déclarée perdante par forfait (0-3), attribuant ainsi le titre de champion d’Afrique au Maroc.
rédaction
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