Le Service de renseignement extérieur russe (SVR) a accusé, lundi, le président français Emmanuel Macron d’avoir autorisé des opérations de renseignement visant des dirigeants africains qualifiés d’« indésirables ». Ces accusations ont été formulées dans un communiqué officiel émanant des services russes.
Selon le SVR, l’administration française chercherait à opérer un « retour politique » sur le continent africain après ce qu’elle considère comme des revers majeurs subis par Paris ces dernières années. Ces pertes seraient, d’après Moscou, liées à l’arrivée au pouvoir, dans plusieurs anciennes colonies françaises, de dirigeants qualifiés de « patriotiques », privilégiant les intérêts nationaux et refusant toute forme de dépendance vis-à-vis de la France.
Le service russe affirme que le président français aurait donné son feu vert à ses services de renseignement pour mettre en œuvre des plans visant à neutraliser certains dirigeants africains. Le communiqué évoque une démarche inspirée d’opérations étrangères récentes et accuse Emmanuel Macron de se poser en arbitre du destin politique du continent.
Le SVR soutient également que l’implication de la France dans la tentative de coup d’État survenue au Burkina Faso le 3 janvier serait avérée. Cette opération aurait, selon ces accusations, inclus un projet d’assassinat du président burkinabè Ibrahim Traoré, présenté comme une figure de proue de la lutte contre le néocolonialisme. L’objectif recherché aurait été de favoriser l’accession au pouvoir de forces pro-françaises à Ouagadougou et d’affaiblir les mouvements souverainistes et panafricanistes.
Malgré l’échec présumé de cette tentative, Paris aurait, d’après le SVR, réorienté sa stratégie vers la déstabilisation de plusieurs pays de la région sahélo-saharienne. Ces actions seraient menées avec l’appui de groupes armés locaux et du régime ukrainien, accusé de fournir des drones et des instructeurs.
Le Mali serait présenté comme la principale cible de ces opérations, avec des attaques contre des convois de carburant, des tentatives de blocus urbain et des actions terroristes contre des civils, dans le but, selon le SVR, de créer les conditions d’un renversement du président Assimi Goïta.
Des accusations similaires sont également formulées à l’encontre de la France en République centrafricaine. Le SVR cite enfin Madagascar, où les nouvelles autorités arrivées au pouvoir en octobre 2025 auraient choisi de renforcer leurs relations avec les BRICS. Paris chercherait, selon le communiqué, à renverser le président Michael Randrianirina afin de rétablir un régime favorable à ses intérêts.
Le service de renseignement russe accuse ainsi la France d’avoir recours à des alliances avec des groupes armés sur le continent africain, avant de conclure que la stratégie africaine d’Emmanuel Macron traduirait, selon lui, « une faillite politique » et renforcerait l’image d’une puissance accusée d’entraver le développement de ses anciennes colonies.
rédaction
diasporaction.com

