Les problèmes d’approvisionnement en hydrocarbures continuent de se faire sentir à Bamako. Cette situation perturbe fortement le fonctionnement des transports publics et rend les déplacements de plus en plus difficiles pour les habitants de la capitale.
Luther Diarra, professeur dans l’enseignement secondaire, en fait les frais. Depuis lundi, il n’a plus pu se rendre à son établissement scolaire en raison du manque de carburant.
« En ce moment, se procurer de l’essence est devenu extrêmement compliqué. Ce n’est même plus une question de longues files d’attente », explique-t-il. Il ajoute qu’« il est rare de trouver des stations-service opérationnelles sur l’axe Niamana–Faladjè », une réalité qu’il observe depuis le début de la semaine.
Un obstacle majeur à la mobilité
Cette crise ne touche pas uniquement Luther Diarra. De nombreux Bamakois constatent une augmentation notable des coûts liés à leurs déplacements.
« Les frais de transport sont devenus très élevés. Récemment, j’ai payé 7 000 francs CFA pour un trajet en taxi entre Sogoniko et Baco-Djicoroni Golf », témoigne une résidente de la capitale.
Si les tarifs des SOTRAMA n’ont pas encore été affectés, ceux des taxis et des motos-taxis ont, en revanche, nettement augmenté. « Cette hausse est principalement due aux chauffeurs de taxis et de mototaxis », estime un usager. Selon lui, ces derniers justifient l’augmentation par le fait qu’« ils passent des nuits entières devant les stations-service ». Une autre intervenante renchérit : « Se déplacer aujourd’hui à Bamako est devenu un véritable parcours du combattant ».
Après une courte période d’accalmie, les difficultés d’approvisionnement en carburant refont donc surface depuis quelques jours, ravivant les inquiétudes des populations.
rédaction
diasporaction.com

