La troisième édition de la Semaine du Numérique au Mali a été officiellement lancée ce jeudi 29 janvier 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Placé sous le parrainage du ministre en charge de la Culture, l’événement a également enregistré la participation des ministres responsables du numérique du Burkina Faso et du Niger, illustrant la dynamique régionale au sein de l’AES.
Organisée autour du thème « Le e-gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle : opportunités et défis pour la culture », cette édition, qui se tient jusqu’au 31 janvier, traduit l’ambition commune des États de l’Alliance des États du Sahel de ne plus subir les mutations technologiques, mais de les orienter au service du citoyen, de la gouvernance publique et de la préservation des identités culturelles.
Dans son allocution d’ouverture, prononcée au nom du Premier ministre, le ministre malien de l’Économie numérique a souligné que la puissance d’un État ne se jauge plus à l’étendue de son territoire ni à l’abondance de ses ressources naturelles. Elle repose désormais, a-t-il affirmé, sur sa capacité à moderniser ses procédures administratives, à sécuriser ses infrastructures critiques, à développer des compétences nationales et à offrir des services publics efficaces, fiables et transparents.
Les échanges de cette troisième édition porteront notamment sur l’intelligence artificielle et l’e-gouvernance, l’accès et le service universel, l’identité numérique, la certification et la signature électroniques, la cybersécurité et la confiance numérique, ainsi que sur les mécanismes de financement des initiatives liées aux technologies de l’information et de la communication.
Parmi les interventions marquantes de la cérémonie d’ouverture figure celle d’Aminata Zerbo-Sabané, ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso. Elle y a exposé la vision du capitaine Ibrahim Traoré en matière de numérique et d’intelligence artificielle.
Selon elle, la transformation digitale doit avant tout servir de levier pour rapprocher l’État des citoyens. Si elle reconnaît les opportunités offertes par l’intelligence artificielle, la ministre burkinabè a néanmoins soulevé une question centrale : qui conçoit et entraîne les modèles d’IA destinés à l’Afrique, et sur quelles bases ? À ce sujet, elle a rappelé la ligne directrice fixée par les autorités burkinabè : l’intelligence artificielle ne doit pas se substituer à l’humain, mais agir comme un outil d’accompagnement au service du développement.
rédaction
diasporaction.com

