Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a récemment interpellé les responsables des établissements universitaires sur la recrudescence des cas d’abandon de poste au sein du corps des enseignants-chercheurs. À travers une note officielle adressée aux autorités académiques, le département ministériel appelle à un strict respect du cadre juridique en vigueur.
Dans ce document, le ministère fait état de « nombreux cas d’absences injustifiées », qualifiés de violations des dispositions prévues par le statut des enseignants-chercheurs, régi par l’ordonnance du 27 septembre 2017. Il rappelle que tout enseignant-chercheur, indépendamment de son grade, est tenu d’assumer personnellement l’ensemble des obligations liées à sa fonction.
Selon les autorités, ces manquements ont des répercussions directes sur la qualité de la production et de la transmission du savoir, tout en perturbant le déroulement normal des formations initiales et continues. Ils contribuent également à l’augmentation significative du volume des heures supplémentaires dans les établissements publics d’enseignement supérieur.
Face à cette situation, le ministère exhorte les responsables universitaires à veiller à l’application rigoureuse de la loi afin de préserver l’ordre et la discipline au sein des institutions. Le texte rappelle par ailleurs que le statut en vigueur prévoit un éventail de sanctions disciplinaires, conformément à l’article 72, et demande que les mesures prises soient notifiées dans les délais réglementaires pour permettre aux enseignants concernés de réintégrer leurs postes.
Pour l’année universitaire 2021-2022, les données officielles indiquent que l’enseignement supérieur public malien comptait 2 031 enseignants-chercheurs, dont près de 15 % étaient temporairement indisponibles, notamment pour des raisons de mise en disponibilité ou de détachement. Le ratio moyen s’élevait à 73 étudiants par enseignant, atteignant environ 91 étudiants pour un enseignant dans certaines universités.
La correspondance ministérielle ne fait état d’aucune réforme statutaire nouvelle. Elle s’inscrit exclusivement dans une démarche de rappel et d’application des textes en vigueur.
rédaction
diasporaction.com

