La mission permanente de Iran auprès de l’Organisation des Nations unies a averti, jeudi, qu’elle répondrait « de manière décisive et proportionnée » à toute agression militaire. Dans une lettre adressée au secrétaire général Antonio Guterres ainsi qu’à la présidence du Conseil de sécurité, Téhéran estime que les États-Unis porteraient « l’entière responsabilité directe » des conséquences d’un tel scénario.
Dans ce courrier, l’Iran affirme ne rechercher « ni tension ni guerre » et assure ne vouloir initier aucun conflit. Toutefois, il précise que, s’il était attaqué, il exercerait son « droit inhérent à la légitime défense », conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies.
La mission iranienne prévient également que toute base ou installation de la « force hostile » dans la région pourrait devenir une cible légitime dans le cadre d’une riposte défensive, soulignant que les conséquences pourraient être « imprévisibles et incontrôlées ».
La lettre évoque notamment un message publié le 18 février par le président américain Donald Trump sur les réseaux sociaux, qualifié de « menace publique explicite d’usage de la force » contre l’Iran. Téhéran y voit une référence possible à l’utilisation d’installations militaires situées à Diego Garcia et sur la base britannique de RAF Fairford.
Appelant à une réaction rapide, la mission iranienne exhorte le Conseil de sécurité et le Secrétaire général à agir « sans délai, avant qu’il ne soit trop tard ». Elle estime que les déclarations américaines font peser un « risque réel d’agression militaire », aux conséquences potentiellement catastrophiques pour la région et menaçant la paix et la sécurité internationales.
Enfin, Téhéran réaffirme son attachement à la diplomatie, se disant pleinement engagé en faveur des principes de la Charte des Nations unies et des solutions négociées. L’Iran assure avoir participé « de manière constructive, sérieuse et de bonne foi » aux discussions nucléaires avec le gouvernement américain.
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