Le président américain Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales jugées “contraires aux intérêts américains”. Parmi elles figurent plusieurs structures liées aux Nations unies, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), pilier fondateur des accords internationaux sur le climat depuis 1992.
Ce retrait marque une nouvelle rupture, après la sortie répétée des États-Unis de l’Accord de Paris, déjà abandonné une première fois lors du précédent mandat de Trump, avant un retour limité sous Joe Biden. Désormais, Washington quitte également le GIEC, principal organe scientifique mondial sur le climat, ainsi que d’autres institutions environnementales comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature et ONU-Eau.
Cette décision suscite de vives critiques dans les milieux scientifiques, qui dénoncent une administration “anti-science” et prête à fragiliser la coopération internationale. Donald Trump avait déjà créé la polémique en remettant en cause la réalité du réchauffement climatique à la tribune de l’ONU, allant jusqu’à qualifier ce dernier de « plus grande arnaque de notre histoire ».
Au-delà du dossier climatique, le décret prévoit également la sortie des États-Unis du Fonds des Nations unies pour la population, de la CNUCED, de l’UNESCO, ainsi que de l’Organisation mondiale de la santé, confirmant la stratégie “America First” du président républicain. Ces retraits s’accompagnent de coupes drastiques dans les financements américains aux agences internationales, contraintes de réduire leurs interventions humanitaires et sociales dans plusieurs régions du monde.
Donald Trump accuse régulièrement l’ONU de ne « pas être à la hauteur de son potentiel », tandis que ses décisions continuent d’inquiéter les défenseurs du multilatéralisme et de la coopération mondiale.
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diasporaction.com

