DIASPORA ET DÉVELOPPEMENT : Les contraintes à l’investissement balisées à Bamako

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En prélude au 9e Congrès panafricain, prévu du 29 octobre au 2 novembre 2024 à Lomé (Togo), Bamako a abrité la rencontre régionale de la diaspora africaine et afro descendante, les 14 et 15 mars 2024.

Analyser les contraintes à l’investissement productif de la diaspora ! Tel était l’un des objectifs de la rencontre régionale de la diaspora africaine et afro descendante organisée à Bamako du 14 au 15 mars 2024. Cet événement a été initié en prélude au 9e Congrès panafricain prévu du 29 octobre au 2 novembre 2024 à Lomé (Togo). La finalité de la rencontre de Bamako était de créer les conditions de la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières de la diaspora pour booster le développement socioéconomique du continent. Une très bonne idée pour des observateurs car, disent-ils, on observe une augmentation des transferts de fonds de la diaspora vers les pays d’origine. D’où la nécessité de mettre en place un cadre formel pour optimiser la contribution de la diaspora au développement.

Au Mali, cette contribution se manifeste de différentes façons. On note ainsi des contributions individuelles ou collectives à travers des investissements sociaux, mais aussi des investissements productifs. Les réflexions initiées ici et là n’ont pas encore abouti à la concrétisation d’un cadre formel pour booster ces investissements en faveur de la croissance économique des pays bénéficiaires. Et pourtant, il existe différentes initiatives suscitées notamment par les principales organisations de la diaspora comme le Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) et le Conseil supérieur des Maliens de la diaspora (CSDM). Sans compter des organisations comme l’Union des ambassadeurs ou encore «Diasporact». Cette dernière, selon son président Mahamadou Cissé, œuvre à inciter la diaspora à investir en encourageant l’entrepreneuriat et en formant à l’éducation financière. Par ailleurs, il existe un programme gouvernemental pour la mobilisation des compétences de la diaspora à travers l’identification des compétences dans divers domaines au niveau des pays de résidence des personnes concernées. En cours d’exécution, le second volet de ce programme est axé sur les investissements.

Au cours de la rencontre de Bamako, on a appris que les réflexions menées sur les textes de base du dispositif FAIP (Facilité pour l’appui aux investissements productifs) sont terminées. L’annonce a été faite par Mamadou Lamine Bane du HCME. Le dispositif pilote doit ainsi permettre d’appuyer les investisseurs maliens de la diaspora avec un budget initial de 10 milliards de francs CFA. Il doit être doté par l’apport de l’État, des membres de la diaspora et des Partenaires techniques et financiers. Pour son exécution, 4 projets de Partenariats Publics Privés et plusieurs autres sont prévus.

A Bamako, l’accent a été également mis sur le projet SFI-Banque mondiale qui consiste à faire appel à ceux qui peuvent investir à partir d’un minimum de 1 million de dollars. Le répertoire a enregistré 80 personnes prêtes à le faire. Malheureusement, cela n’a pas encore vu le jour à cause de la crise multidimensionnelle à laquelle le Mali est confronté depuis plus d’une décennie. Toutefois, l’organisation continue à soutenir ceux qui ont des difficultés dans leur parcours entrepreneurial et administratif.

A noter que les transferts des fonds de la diaspora  africaine vers les pays d’origines sont passés de 37 milliards de dollars en 2010 à 95,6 milliards de dollars en 2021.

Hamady Tamba

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