Le Mali franchit une nouvelle étape dans sa politique de souveraineté économique. Désormais, la commande publique accorde une priorité affirmée aux produits fabriqués localement et aux entreprises nationales.
Dans une note en date du 13 février, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, a fixé une nouvelle orientation en faveur du « consommer malien ». Le document invite l’ensemble des départements ministériels à privilégier les biens et services produits sur le territoire national.
Concrètement, les ministres sont appelés à équiper leurs cabinets avec du mobilier fabriqué au Mali, ainsi que des tableaux et tissus décoratifs issus de la production locale. Les services administratifs sont également encouragés à s’approvisionner en produits alimentaires provenant des filières nationales, notamment le thé, les jus de fruits et autres boissons naturelles.
La note met en outre l’accent sur la priorité à accorder aux produits sanitaires de fabrication locale, tels que les savons (solides, liquides ou en poudre), les détergents et les papiers hygiéniques.
Une mesure budgétaire dédiée
Afin de donner un contenu concret à cette orientation, le ministre a demandé à chaque département ministériel d’inscrire dans son budget 2026 une enveloppe de 100 millions de francs CFA destinée à ces acquisitions. Les lignes budgétaires correspondantes doivent être transmises au ministère des Finances au plus tard le 20 février 2026.
Un levier pour la souveraineté économique
Ces mesures s’inscrivent dans la dynamique issue des Assises nationales de la refondation, qui appellent à renforcer l’autonomie économique du pays. À travers cette politique d’achats publics orientée vers le local, les autorités entendent stimuler la production nationale, soutenir les entreprises maliennes et consolider la souveraineté économique par la valorisation des ressources et du savoir-faire locaux.

rédaction
diasporaction.com

