CAN 2025 : au terme d’une finale sous haute tension, le Sénégal s’impose face au Maroc

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La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, très attendue, a tenu toutes ses promesses… avant de basculer dans le chaos. Après 90 minutes d’une intensité extrême, la rencontre entre le Maroc, pays hôte, et le Sénégal a dégénéré à la suite d’un penalty accordé aux Lions de l’Atlas dans les dernières secondes du temps réglementaire. Au terme d’une soirée marquée par de longues interruptions et des scènes de confusion, le Sénégal s’est finalement imposé en prolongation (1-0), à Rabat, décrochant ainsi sa deuxième étoile continentale.

Le verdict est tombé ce dimanche soir au stade Moulay Abdellah, théâtre d’une affiche prestigieuse opposant deux géants du football africain. D’un côté, le Maroc, porté par son public ; de l’autre, le Sénégal, référence de régularité sur le continent ces dernières années. Sans surprise, les deux sélectionneurs alignaient leurs équipes types. Seule exception côté sénégalais : malade, Krépin Diatta était remplacé à droite par Antoine Mendy, qui disputait là son premier match du tournoi.

Dès l’entame, le rythme était élevé. Les Lions de la Teranga se montraient les premiers dangereux sur corner : servi par Lamine Camara, Pape Gueye plaçait une tête puissante repoussée par Yassine Bounou. Le Maroc répondait par intermittence, s’appuyant sur des contres rapides et sur l’activité d’Abde Ezzalzouli, très remuant sur son aile. Mais la plus grosse occasion de la première période était sénégalaise : seul face à Bounou, Ndiaye voyait son tir brillamment stoppé par le portier marocain (38e).

Une finale indécise et haletante

Au retour des vestiaires, le Maroc accentuait sa domination dans la possession et cherchait davantage à déséquilibrer une défense sénégalaise parfois fébrile. Le tournant du match intervenait peu avant l’heure de jeu : sur une passe lumineuse d’El Khannouss, Youssef En-Nesyri se présentait seul face à Mendy, mais manquait totalement le cadre (58e). Dans la foulée, Abde Ezzalzouli, après une perte de balle de Diouf, voyait son tir enroulé passer à côté (62e). Deux occasions franches qui faisaient douter le Sénégal.

La fin du temps réglementaire devenait irrespirable. Le Sénégal croyait ouvrir le score dans le temps additionnel, mais le but était annulé pour une faute sur Achraf Hakimi. Puis, sur l’ultime action, le match basculait : Brahim Díaz était déséquilibré dans la surface sur un corner. Après recours à la VAR, l’arbitre désignait le point de penalty, déclenchant une immense confusion. Les joueurs sénégalais protestaient vivement, certains menaçant de quitter le terrain, tandis que des incidents éclataient en tribunes, provoquant une interruption prolongée de la rencontre.

Une issue dramatique

Après plus de vingt minutes d’attente, dans une atmosphère extrêmement tendue, Brahim Díaz s’élançait enfin pour tirer le penalty. Sa tentative, audacieuse mais mal exécutée, était repoussée par Edouard Mendy. L’arbitre sifflait alors la fin du temps réglementaire, laissant place à une profonde incompréhension.

La rencontre reprenait en prolongation dans un climat lourd. Le Sénégal finissait par faire la différence grâce à Pape Gueye, auteur d’une frappe somptueuse qui terminait dans la lucarne de Bounou. Le sort du match semblait scellé.

Pour le Maroc, la soirée tournait définitivement au cauchemar lorsque Hamza Igamane, tout juste entré en jeu, devait quitter ses partenaires sur blessure, laissant les Lions de l’Atlas à dix, Walid Regragui ayant déjà effectué tous ses changements. Malgré une ultime pression et plusieurs occasions repoussées par un Mendy impérial, le score n’évoluait plus.

Dans une ambiance pesante, marquée par la nervosité et les débordements, le Sénégal s’impose et s’offre une deuxième couronne continentale. Le Maroc, qui espérait une consécration à domicile, quitte la compétition avec de profonds regrets. Cette finale, aussi spectaculaire que chaotique, laissera sans doute des traces durables.

rédaction

diasporaction.com

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