Washington a annoncé le déploiement d’environ 200 militaires au Nigeria afin de soutenir les forces armées nigérianes dans leur combat contre les groupes islamistes armés, a indiqué mardi 11 février 2026 un responsable américain.
Cette décision intervient quelques semaines après que le président Donald Trump a autorisé des frappes aériennes contre des positions attribuées à l’État islamique dans la région. La semaine précédente, l’armée américaine avait confirmé la présence d’une équipe restreinte sur le sol nigérian, sans en préciser les effectifs. L’annonce de ce nouveau contingent constitue ainsi la première confirmation officielle d’une présence militaire américaine sur le terrain depuis les frappes menées le jour de Noël.
Les 200 soldats supplémentaires viendront renforcer le dispositif américain déjà en place, qui opère en étroite coordination avec les forces nigérianes pour intensifier les opérations de lutte contre le terrorisme. À ce stade, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) ne s’est pas encore exprimé sur ce déploiement.
Parallèlement, les autorités américaines ont exercé des pressions sur Abuja, reprochant au gouvernement nigérian de ne pas assurer une protection suffisante des communautés chrétiennes dans le nord-ouest du pays face aux attaques de groupes islamistes. Des accusations fermement rejetées par les autorités nigérianes, qui affirment que les opérations militaires ciblent les groupes armés menaçant aussi bien les populations chrétiennes que musulmanes.
Une insécurité durable dans le nord du pays
Le Nigeria est confronté depuis plusieurs années aux violences de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Les attaques contre les civils et les forces de sécurité se sont intensifiées ces derniers mois, faisant du nord-ouest du pays l’un des principaux foyers de l’insurrection islamiste, active depuis près de 17 ans.
Pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 230 millions d’habitants, le Nigeria se caractérise par une forte diversité religieuse : les chrétiens sont majoritaires dans le sud, tandis que les musulmans vivent principalement dans le nord. Cette réalité socio-religieuse contribue à complexifier la lutte contre le terrorisme, dans un contexte marqué par des tensions communautaires persistantes.
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