L’Organisation des Nations unies (ONU), l’Union africaine (UA) ainsi que plusieurs pays, dont la Türkiye, l’Allemagne et le Bénin, ont fermement condamné l’attaque terroriste survenue dans l’ouest du Nigeria, qui a fait au moins 170 morts.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde indignation face à cette attaque perpétrée dans l’État de Kwara. Il a adressé ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’au gouvernement nigérian, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Il a également réaffirmé la solidarité des Nations unies avec Abuja dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, appelant à traduire les auteurs de ces actes devant la justice.
La Türkiye, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a dit partager la douleur du peuple nigérian et a réitéré son soutien constant au Nigeria dans son combat contre le terrorisme. Berlin a, de son côté, dénoncé cette attaque et assuré de l’appui de l’Allemagne aux efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité du pays. Le Bénin a également présenté ses condoléances aux familles des victimes et réaffirmé sa solidarité avec les autorités nigérianes.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a qualifié l’attaque d’« acte odieux et barbare », dénonçant une grave violation des droits humains et une atteinte inacceptable à la paix et à la sécurité. Il a exprimé sa pleine solidarité avec le gouvernement nigérian et les autorités locales de l’État de Kwara. L’UA a par ailleurs réaffirmé son engagement à soutenir le Nigeria dans ses efforts pour renforcer la sécurité sur l’ensemble de son territoire.
Les faits remontent à mardi, lorsque des groupes armés ont pris pour cible deux villages de l’État de Kwara. De nombreuses habitations et commerces ont été détruits, poussant des habitants à fuir vers les zones forestières voisines. Les autorités locales ont confirmé l’inhumation de plusieurs victimes dans une fosse commune, tandis qu’un élu local a fait état de la découverte d’au moins 170 corps, précisant que le bilan pourrait encore s’alourdir. Il a également signalé l’enlèvement de plusieurs femmes et la fuite de nombreux survivants.
Ces derniers mois, l’État de Kwara est confronté à une dégradation notable de la situation sécuritaire, notamment dans les zones proches des forêts, en raison de la recrudescence du banditisme, des enlèvements et des mouvements de groupes armés sous pression militaire dans les régions voisines du nord du pays.
rédaction
diasporaction.com

