Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a institué un nouveau poste ministériel spécifiquement chargé de la supervision du secteur minier, une décision visant à renforcer le contrôle direct de la Présidence sur l’industrie aurifère, pilier stratégique de l’économie malienne.
Cette nouvelle fonction marque une évolution notable dans la gouvernance du secteur extractif, jusque-là placé sous la tutelle exclusive du ministère des Mines. Désormais, le ministre chargé de la supervision des mines aura pour mission de veiller à la mise en œuvre de la politique minière, au respect du Code minier et à l’examen des rapports soumis par les titulaires de titres miniers.
Pour occuper ce poste, Assimi Goïta a nommé Hilaire Bébian Diarra, ancien cadre de la société minière canadienne Barrick Mining. Spécialiste des sciences de la terre, ce ressortissant malien avait rejoint le gouvernement l’année dernière, alors qu’il conduisait les négociations liées au contrôle du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto pour le compte de l’entreprise canadienne.
Hilaire Bébian Diarra avait également été nommé conseiller spécial à la Présidence au plus fort du bras de fer opposant l’État malien à Barrick autour de l’exploitation de la première mine d’or industrielle du pays. À cette période, les autorités de la Transition réclamaient une fiscalité plus avantageuse et une participation accrue de l’État dans les projets miniers.
La création de ce poste est perçue par plusieurs observateurs comme un signal fort de la volonté des autorités maliennes de reprendre la main sur un secteur stratégique et a été largement interprétée comme un revers majeur pour la société minière canadienne.
Source : Euronews (version française)
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