L’avion présidentiel américain, Air Force One, a dû rebrousser chemin mardi soir en raison d’un « problème électrique mineur », a indiqué la Maison-Blanche. L’incident s’est produit peu après le décollage de Donald Trump, qui se rendait au Forum économique mondial (WEF) de Davos, en Suisse.
Parti à 21h34 (03h34, heure suisse) de la base aérienne d’Andrews, près de Washington, l’appareil est revenu s’y poser à 23h07, par mesure de précaution, selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. Des journalistes présents à bord ont rapporté que l’éclairage de la cabine s’était brièvement éteint peu après le décollage, suscitant une certaine inquiétude.
Peu après minuit (06h00 en Suisse), le président américain a finalement quitté Washington à bord d’un autre avion, accusant environ deux heures de retard sur son programme initial. Il est attendu à Davos où il doit prononcer un discours très suivi à 14h30, heure locale. Il s’agit de sa première participation au forum depuis 2020.
En marge du WEF, Donald Trump prévoit plusieurs rencontres consacrées au dossier sensible du Groenland. Le président américain a récemment ravivé la polémique en réaffirmant son intérêt pour l’annexion de ce territoire autonome danois, une perspective qui suscite de fortes tensions au sein de l’OTAN. Interrogé sur les moyens qu’il serait prêt à employer pour atteindre cet objectif, il a répondu de manière évasive : « Vous le découvrirez ».
Avant son départ, Donald Trump a par ailleurs confié ne pas savoir précisément comment se déroulerait son séjour à Davos. Il a aussi réitéré ses critiques récurrentes à l’encontre d’Air Force One, appellation désignant les deux Boeing 747-200B vieillissants de la flotte présidentielle, en service depuis le début des années 1990.
Face aux retards dans la livraison des nouveaux Boeing 747-8 destinés à remplacer ces appareils, le président américain avait indiqué l’an dernier explorer d’autres options. Un Boeing 747-8 offert par le Qatar a notamment été évoqué, sans toutefois entrer en service à ce stade, le projet suscitant des réserves sur les plans technique et diplomatique.
Enfin, Donald Trump estime que les dirigeants européens opposeront une résistance limitée à ses ambitions concernant le Groenland, alors que ce différend pourrait raviver les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Europe.
rédaction
diasporaction.com

